UNE AM・IQUE UNIE AU XXIE SI・LE
Extraits d'un discours prononc?le 14 juin 1997, ? l'occasion de la remise des dipl・es de l'universit?de Californie ? San Diego.
Je vous remercie d'offrir ?notre pays un brillant exemple d'excellence li・ ?la diversit? qui est la fondation de notre nation. Vous avez ouvert de nouvelles voies dans les domaines de la science et de la technologie, vous avez explor?les nouveaux horizons du bassin du Pacifique et de l'Am・ique latine. Vous ・es une grande universit?pour le XXIe si・le.
Aujourd'hui, nous c・・rons vos accomplissements ?un moment vraiment privil・i?de notre histoire. La guerre froide est finie, la libert?est ?l'ascendant partout dans le monde et plus de la moiti? des nations de la terre ont pour la premi・e fois des gouvernements qu'elles ont choisis.
Notre ・onomie est plus florissante qu'elle ne l'a ・?depuis une g・・ation et c'est la plus forte au monde. Notre culture, notre science, notre technologie avancent ?pas de g・nt et nous promettent des carri・es exaltantes. Dans le domaine des probl・es sociaux, nous commen・ns enfin ?recueillir le fruit de nos efforts, qu'il s'agisse de lutter contre la criminalit?ou la pauvret?
Il reste cependant bien des d・is ?relever. En dehors de nos fronti・es, nous devons continuer ?nous battre contre le terrorisme international, la criminalit?organis・ et le trafic des stup・iants, la diss・ination des armes de destruction massive, les nouvelles maladies et les d・astres ・ologiques.
(...) Mais je crois que le plus grand d・i que nous ayons ? relever est aussi celui qui va nous offrir le plus de possibilit・. De tous les probl・es li・ ?la discrimination et aux pr・ug・ qui existent encore dans notre soci・? le plus difficile est le plus vieux et, en un certain sens, le plus nouveau aujourd'hui : celui de la race. Pouvons-nous accomplir la promesse de l'Am・ique en ouvrant les bras ? tous nos concitoyens, quelle que soit leur race, et non pas uniquement dans le contexte d'une universit?o?l'on a la chance d'avoir des ma・res ・lair・, le temps de penser et de m・ir, mais d'apprendre ? se conna・re dans le contexte de la vie de tous les jours, dans toutes les collectivit・ de notre grand pays ? En deux mots, pourrons- nous devenir une Am・ique unie au XXIe si・le ?
(...) Aujourd'hui, dans l'・at d'Hawa? dont un s・ateur et un repr・entant au Congr・ sont pr・ents ici, il n'y a plus de race ou d'ethnie majoritaire. C'est un merveilleux ・at, exub・ant, amical et patriotique. Dans trois ans, ici, en Californie, il n'y aura plus non plus de race ou d'ethnie composant une majorit?de la population. D・? cinq de nos plus grandes circonscriptions scolaires ont des ・・es de repr・entant plus d'une centaine de groupes raciaux ou ethniques. Douze prix Nobel originaires de neuf pays diff・ents ont ・udi?ou enseign?sur ce campus. Dans un demi-si・le, lorsque vos petits-enfants seront ?l'universit? il n'y aura plus de race majoritaire aux ・ats-Unis.
Nous savons ?quoi nous ressemblerons, mais qui serons-nous ? Serons-nous un peuple uni, respectant, c・・rant m・e, nos diff・ences et ch・issant encore plus ce que nous avons en commun ? Pouvons- nous d・inir ce qu'est un Am・icain, non pas seulement en fonction du trait d'union qui indique notre origine ethnique, mais selon notre croyance en les valeurs que l'Am・ique symbolise, en les valeurs que nous vivons chaque jour ? Notre c・ur veut dire oui, mais l'histoire nous enseigne que cela sera difficile. Les id・ux qui nous unissent sont aussi vieux que notre nation, mais les forces qui nous divisent le sont aussi. Nos anc・res ・aient ?la recherche d'une ?nbsp;Union plus parfaite ? Toute l'histoire de notre pays et notre mission d'aujourd'hui sont contenues dans cette expression, avec toute l'humilit?et tout l'espoir qu'elle renferme.
Imaginez donc : notre pays est issu d'une D・laration d'ind・endance qui affirmait que nous sommes tous n・ ・aux et d'une Constitution qui sanctionnait l'esclavage. Nous nous sommes affront・ dans une guerre meurtri・e pour abolir l'esclavage et pr・erver l'Union, mais cent ans plus tard, nous ・ions toujours s・ar・ et in・aux aux yeux de la l・islation. Au nom de la libert? nous avons avanc?vers l'ouest du pays, mais ce faisant, nous avons chass? les Am・icains autochtones de leurs terres, d・ruisant souvent en m・e temps leur culture et leurs moyens de subsistance. Notre Statue de la Libert?accueille les masses d'immigrants pauvres, fatigu・ et opprim・, mais chaque vague de nouveaux arrivants a subi l'humiliation de la discrimination.
Pendant la Deuxi・e Guerre mondiale, les unit・ d'Am・icains d'origine japonaise se battant vaillamment pour la libert?en Europe ont subi de lourdes pertes, pendant que chez nous leurs familles ・aient parqu・s dans des camps d'internement. Le c・・re Corps d'aviateurs de Tuskegee n'a pas perdu un seul des avions qui leur avaient ・?confi・ pendant la guerre, mais leur h・itage afro- am・icain leur a co・?bien des droits lorsque la paix est revenue.
Si les minorit・ ont aujourd'hui plus de possibilit・ que jamais, nous voyons toujours des exemples de fanatisme sectaire allant de la profanation des lieux du culte, aussi bien des ・lises que des synagogues ou des mosqu・s, aux remarques d・obligeantes dans les bureaux directoriaux des grandes entreprises.
Promotion de 1997, vous avez encore beaucoup de travail. Mais ceux qui disent que nous ne pouvons pas transformer le probl・e des pr・ug・ en une promesse d'unit?oublient les progr・ que nous avons r・lis・, et je suis certain qu'ils n'ont jamais vu de groupe tel que le v・re.
Lorsque je vous regarde, j'ai bien du mal ?me souvenir de ma propre vie. Je suis n?au beau milieu de la guerre froide, dans le Sud patriote. Sudistes noirs et blancs ont endoss?l'uniforme de notre pays pour d・endre la libert?contre le communisme. Ils se sont battus et sont morts c・e ?c・e en Cor・ ou au Vi・-nam. Mais ici, j'allais ?des ・oles s・r・u・s, j'allais nager dans des piscines s・r・u・s ; au cin・a, j'allais m'asseoir dans la partie r・erv・ aux Blancs et dans mes d・lacements, je traversais des petites villes de mon ・at o?les toilettes et les fontaines publiques ・aient r・erv・s les unes aux ?nbsp;Blancs ?et les autres aux ?nbsp;personnes de couleur ?
Par la gr・e de Dieu, mon grand-p・e, qui avait juste son certificat d'・udes mais le c・ur d'un vrai Am・icain, m'a appris que ce n'・ait pas juste. Et par la gr・e de Dieu, il y avait de braves Afro-am・icains comme John Lewis, repr・entant au Congr・, qui ・aient pr・s ?risquer leur vie encore et encore pour corriger cette injustice. Et puis il y avait aussi des Blancs comme Bob Filner, un autre repr・entant au Congr・, combattant pour la libert?dans le bus de John Lewis, qui savaient que le long et noble combat pour les droits civiques ・ait aussi un combat pour lib・er les Blancs.
C'est vrai qu'il existe bon nombre de probl・es non r・olus entre les Blancs et les Noirs, mais aujourd'hui, le conflit traditionnel am・icain est devenu un conflit entre de nombreuses races et de nombreuses ethnies. Nous le voyons dans les tensions entre les clients noirs et hispaniques des ・iciers cor・ns et arabes ; dans la mont・ de l'antis・itisme, m・e sur certains campus universitaires ; dans l'hostilit??l'encontre des nouveaux immigrants originaires d'Asie, du Proche-Orient, des anciens pays communistes, d'Am・ique latine ou des Antilles, aussi bien qu'? l'encontre de ceux qui, gr・e ?leur travail et ?leurs familles, vivent le succ・ ?nbsp;?l'am・icaine ?
(...) Souvenez-vous aussi que, malgr?la persistance des pr・ug・, nous sommes plus int・r・ que jamais. Nous sommes plus nombreux que jamais ?ne pas tenir compte des distinctions raciales l?o?nous vivons, travaillons, ・udions, divertissons et prions et m・e dans notre vie sentimentale et nos mariages. Nous sommes plus nombreux que jamais ?trouver du plaisir dans la compagnie et la culture les uns des autres. Et plus que jamais, nous appr・ions les avantages de notre diversit?raciale, linguistique et culturelle dans une soci・? mondialis・ o?les r・eaux du commerce et des communications nous rapprochent et enrichissent ceux qui comprennent la vie en dehors des fronti・es de leur pays.
Nous repr・entons un vingti・e de la population mondiale mais un cinqui・e du revenu global, et nous devons donc vendre aux 95 % des autres habitants de la plan・e pour maintenir notre niveau de vie. Et parce que nous sommes de toutes les cultures du monde, nous sommes dans une position unique pour le faire. La diversit?des origines et des comp・ences de nos ressortissants peut aussi aider les ・ats-Unis ?illuminer le monde, ?montrer aux pays profond・ent divis・ par leurs races, leurs cultures ou leurs tribus qu'il existe une autre mani・e de vivre.
Enfin, comme vous nous l'avez montr?aujourd'hui, notre diversit? va enrichir nos vies en approfondissant notre compr・ension de la nature humaine et de ses diff・ences, en rendant nos communaut・ plus vibrantes, plus plaisantes et plus enrichissantes. C'est pourquoi je demande aujourd'hui aux Am・icains de se joindre ?moi dans un grand ・an national pour accomplir la promesse de l'Am・ique en ces temps nouveaux o?nous essayons de construire une plus parfaite Union.
(...) D'abord, nous devons continuer ?cr・r de nouvelles opportunit・. Seule la participation de tous ?la croissance ・onomique permettra de vaincre l'envie, le d・espoir et le racisme. Nous devons pousser des millions de personnes ?travailler pour se lib・er de la pauvret?et de l'assistance sociale ; nous devons faire briller l'・incelle de l'esprit d'entreprise dans le centre des villes ; nous devons redoubler d'efforts pour toucher ces collectivit・ rurales que la prosp・it?a oubli・s. Et surtout, nous devons donner ?nos enfants la meilleure ・ucation du monde.
Il n'existe pas d'enfants qui, du fait de leur origine ethnique ou raciale, ne soient pas capable d'atteindre les sommets de la r・ssite acad・ique si nous leur donnons des ma・res bien form・ et des ・oles bien ・uip・s et si nous continuons ?appuyer des r・ormes modestes visant ?promouvoir la r・ssite, comme le mouvement des ?nbsp;charter schools ?
L'・ucation universitaire ・ant quasiment synonyme de stabilit? d'emploi solide et d'accession ?la classe moyenne, nous devons ouvrir les portes des universit・ ?tous les Am・icains et, ?l'aube du nouveau si・le, faire en sorte que deux ans d'universit?soient la norme universelle qu'est aujourd'hui le dipl・e de fin d'・udes secondaires.
Dans le cadre des initiatives que nous prenons afin de donner ? tous nos concitoyens des chances sur le plan ・onomique et celui de l'enseignement, nous devons consid・er le r・e qu'ont les mesures anti-discriminatoires en faveur des minorit・, ou ?nbsp;affirmative action ? Je sais que les r・ultats de l'application de ces mesures n'ont pas ・?parfaits, et c'est pourquoi depuis deux ans nous nous effor・ns de r・arer ce qui ne va pas. Mais, lorsqu'elles sont utilis・s ?bon escient, elles sont couronn・s de succ・.
Elles nous ont donn?une g・・ation de professionnels dans des domaines jadis r・erv・ aux ・ites, des domaines o?des personnes comme moi ont en b・・ici??cent pour cent. Il y a aujourd'hui plus que jamais des entreprises dirig・s par des femmes. Il y a aussi plus d'avocats, de juges, de scientifiques, d'ing・ieurs, de comptables et de directeurs qui sont afro-am・icains, latino-am・icains ou asio- am・icains.
Le plus bel exemple du succ・ des mesures anti-discriminatoires en faveur des minorit・, est illustr?par nos forces arm・s. Parmi nos militaires, la diversit?va de l'・helon le plus haut ?l'・helon le plus bas. Nos forces arm・s constituent peut-・re l'institution la mieux int・r・ de notre soci・?et certainement la mieux int・r・ du monde. Ce qui est le plus important encore, c'est que personne ne questionne le fait que nos militaires sont les meilleurs du monde. Nous avons ainsi d・ruit le mythe selon lequel l'excellence et la diversit?ne vont pas de pair.
Certains vous diront que les tests standardis・ devraient ・re les seuls crit・es de qualification en vue d'une admission ? l'universit? mais beaucoup n'appliqueraient pas ces m・es normes aux enfants des anciens dipl・・ ou ?ceux qui ont des dons d'athl・es.
Je pense qu'il y a une certaine valeur p・agogique dans le fait que la composition des classes refl・e l'excellence et la diversit? des gens avec lesquels il faudra travailler et vivre par la suite. Regardez autour de vous. Ne pensez-vous pas que vous avez beaucoup plus appris ?cause de la diversit?qui vous entoure. Personnellement, j'en suis convaincu.
(...) Alors m・e que nous devons apprendre ?mieux vivre et ? apprendre ensemble, nous devons aussi continuer ?nous efforcer de donner ?tous les m・hes chances ・onomiques.
(...) Nous devons ・alement demander ?chaque Am・icain de faire preuve de responsabilit? Notre force, en tant que soci・? en d・end. Les gens doivent assumer les responsabilit・ qui leur incombent, pour eux-m・es et leurs familles ; ils doivent inculquer des valeurs ? leurs enfants ; ils doivent travailler dur, respecter les lois et aider leur prochain. Le nouvelle ・onomie offre moins de garanties, plus de risques et plus de r・ompenses. Elle exige que chacun d'entre nous assume encore plus de responsabilit・ pour son ・ucation.
En cette p・iode de prosp・it?・onomique, un seul groupe ethnique ou racial a perdu du pouvoir d'achat aux ・ats-Unis : les Latino- Am・icains. Cela tient au fait qu'au lyc・, leurs taux d'abandon sont sup・ieurs, tr・ sup・ieurs m・e, ?ceux des Noirs et des Blancs. Certains de ces abandons s'expliquent par leur attachement au travail. Nous admirons leur aptitude l・endaire de travailler dur pendant de longues heures pour un faible salaire. Dans l'・onomie d'hier, c'・ait faire preuve de responsabilit? Mais dans l'・onomie d'aujourd'hui, o? l'・ucation est la cl?de la r・ssite, c'est faire preuve de responsabilit?que de rester ?l'・ole.
Et c'est faire preuve de responsabilit?que d'ob・r aux lois et ce n'est pas faire preuve de racisme que d'exiger que tous les Am・icains le fassent. Lutter contre la criminalit?et les drogues, c'est lutter pour la libert?de tous nos citoyens, y compris, et peut-・re surtout, des minorit・ qui vivent dans les quartiers les plus pauvres. Mais l'expression ?nbsp;respecter la loi ?doit s'entendre dans les deux sens. Les ・ormes diff・ences de perception quant ? l'impartialit?de notre syst・e p・al s'expliquent par la mani・e dont son application par les officiers de police a ・?v・ue par trop de minorit・. Il faut certes que tous les citoyens respectent la loi, mais la r・le fondamentale doit ・re que la loi doit respecter tous les citoyens.
Et cela vaut aussi pour l'application des lois sur les droits civiques. Par exemple, il existe ?la Commission pour l'・alit? en mati・e d'emploi un ・orme arri・?de cas d'all・ations de discrimination - m・e si nous l'avons r・uit de 25% au cours des quatre derni・es ann・s. Nous ne pouvons gu・e faire mieux sans ressources suppl・entaires. Il est indispensable que le Congr・ - surtout ceux de ses membres qui pr・endent ・re en faveur des droits civiques mais contre l' ?nbsp;affirmative action ?- nous donnent au moins les ressources financi・es n・essaires pour appliquer les lois du pays, et qu'ils le fassent vite.
Notre troisi・e imp・atif est sans doute le plus difficile de tous. Nous devons construire une communaut?fond・ sur le respect mutuel et sur les valeurs communes. Nous devons commencer par examiner honn・ement l'・at des relations raciales actuelles et nous demander ce que cela signifiera d'avoir des Am・icains de tant de races diff・entes travailler et vivre ensemble ?l'or・ du nouveau si・le. Nous devons ・re honn・es les uns avec les autres. Depuis trop longtemps nous parlons aux autres et nous parlons des autres, il est grand temps que nous parlions les uns avec les autres.
(...) J'ai demand??un des grands universitaires am・icains, M. John Hope Franklin, de pr・ider une commission consultative de sept personnalit・ qui m'aideront dans ce domaine. Se joindront ?lui Thomas Kean et William Winter, ex-gouverneurs du New Jersey et du Mississippi respectivement, tous deux ardents partisans des droits civiques ; Linda Chavez-Thompson, vice-pr・idente ex・utive de l'AFL-CIO ; la r・・ende Suzan Johnson, pasteur du Bronx ; Angela Oh, juriste ?Los Angeleset Robert Thompson, pr・ident- directeur g・・al de la soci・??nbsp;Nissan U.S.A. ? tous des chefs de file bien connus au sein de leurs collectivit・.
Cette commission aura pour mission d'enseigner aux Am・icains les faits portant sur les questions de race, d'encourager le dialogue dans toutes les collectivit・ afin de s'attaquer aux probl・es qui y sont li・, de recruter et d'encourager des meneurs ?tous les niveaux pour aider ?combler les foss・ interraciaux et trouver, ・aborer et recommander des solutions concr・es ?nos probl・es - solutions qui nous concerneront tous dans les milieux du gouvernement et des affaires, ainsi que dans les collectivit・ et en tant que citoyens.
Je pr・enterai r・uli・ement des rapports sur nos conclusions et les actions que nous aurons prises pour aller de l'avant. Cette commission sera ?l'・oute de tous les citoyens, de toutes les couches de la soci・? Ses membres vont rendre un grand service, mais tous les Am・icains doivent se mobiliser pour la cause de la construction d'une Am・ique unie.
(...) ?quoi allons-nous aboutir, en tant que nation ? Si nous ne faisons rien d'autre que de parler, cela sera int・essant, mais insuffisant. Si nous ne proposons que des actes l・islatifs h・・oclites, cela aidera mais ce sera insuffisant.
Mais si, dans dix ans, nos concitoyens consid・ent que cette ann・ de vrai dialogue et d'actions concert・s a aid??・iminer le lourd fardeau de la race de l'avenir de nos enfants, alors nous aurons fait un cadeau pr・ieux ?notre pays.
(...) Je suis baptiste d'ascendance ・ossaise et irlandaise, et j'en suis fier. Mais ma vie s'est trouv・ immens・ent enrichie par la force de la Torah, la beaut?du Coran, la sagesse des religions du Sud et de l'Est de l'Asie - toutes des religions pratiqu・s par mes concitoyens. J'ai ressenti une paix et une joie indescriptibles dans les ・lises afro-am・icaines et pentec・istes. J'ai appris ? appr・ier l'intense attachement que portent mes compatriotes hispaniques ? leur famille. Sudiste, j'ai grandi avec la musique ?nbsp;country ?et les foires et je les aime toujours. Mais j'aime aussi les festivals, la nourriture, la musique, l'art et la culture des Am・icains autochtones et des Am・icains originaires de toutes les parties du monde.
Dans tous les pays o?je me suis rendu en tant que pr・ident des ・ats-Unis, je me suis senti un peu moins perdu parce que certains de leurs ressortissants s'・aient ・ablis en Am・ique. Pendant deux si・les, des vagues d'immigrants sont arriv・ sur nos rives pour se construire une nouvelle vie, attir・ par la promesse de la libert?et de la justice. Et quoi qu'ils aient trouv? parfois m・e le sectarisme et la violence, ils n'ont jamais perdu espoir. M・e les Afro- am・icains, dont les premiers sont arriv・ ici encha・・, n'ont jamais perdu l'espoir en l'Am・ique.
C'est ?vous de montrer que leur confiance ・ait bien plac・. Ce n'est pas la mani・e am・icaine que de vivre sur des ・es isol・s, certaines luxueuses, d'autres sordides. Ce n'est pas la mani・e am・icaine que de fonder notre amour-propre sur notre capacit?? regarder les autres de haut. Ce n'est pas la mani・e am・icaine que d'・re satisfaits d'avoir ce que nous voulons m・e si les autres n'ont pas ce dont ils ont besoin et qu'ils m・itent. Nous avons ・imin? les obstacles dans notre l・islation, maintenant, nous devons les ・iminer de nos vies, de nos esprits, de nos c・urs.
Il y a plus de trente ans, alors que le mouvement en faveur des droits civils ・ait ?son plus haut point, la Commission Kerner nous pr・enait que nous ・ions en passe de devenir deux Am・iques, l'une blanche, l'autre noire, s・ar・s et in・ales. Aujourd'hui, nous nous trouvons devant un choix diff・ent. Allons-nous devenir non pas deux, mais de nombreuses Am・iques, s・ar・s, in・ales et isol・s ? Ou bien allons-nous tirer notre force de notre diversit?raciale et de notre foi en la dignit?humaine pour devenir la premi・e d・ocratie multiraciale au monde ? C'est la derni・e grande t・he de notre ・oque, de nous d・arrasser du fardeau de la race et d'accomplir la promesse de l'Am・ique.
Promotion de 1997, j'ai grandi dans l'ombre d'une Am・ique divis・, mais j'ai eu des visions fugitives d'une Am・ique unie. Vous m'en avez fait voir une aujourd'hui. Voil?l'Am・ique que vous devez faire. Elle commence avec vos r・es ; alors, r・ez grand, vivez vos r・es, discutez avec vos parents et ・evez bien vos enfants.