![]()
LA N・ESSIT・DE LA
COOP・ATION
William Daley Extraits d'un discours prononc・le 8 juillet 1997 ・la
Conf・ence
minist・ielle europ・nne sur les r・eaux mondiaux d'information
tenue
・Bonn.
Lorsque nous consid・ons la fa・n dont
les
activit・ quotidiennes des milieux d'affaires - n・ociations,
soumissions d'offres, passation de contrats, ventes et achats -
vont
devoir se faire par l'interm・iaire d'Internet et de
l'infrastructure
mondiale de l'information, une seule solution s'offre ・
nous : la
collaboration. Sans elle, cette prochaine grande ・ape ・onomique
creusera un nouveau foss・entre les nations, o・la langue, la
culture,
la g・graphie, la monnaie, l'histoire et la technologie
continueront ・
faire obstacle ・la coop・ation internationale.
Or, nous nous trouvons actuellement dans une situation tr・
avantageuse. La technologie n・essaire au commerce ・ectronique
existe
et elle est d・・en place, reliant une soixantaine de millions de
personnes de par le monde ・un r・eau sans fronti・es.
Toute transaction ・distance peut se faire plus rapidement,
plus
facilement et ・moindre co・ par Internet que par tout autre
moyen de
communication, qu'il s'agisse du t・・hone, du t・・opieur ou du
courrier postal. De plus, ・ant donn・que, dans moins de quinze
ans,
selon les estimations, un milliard de personnes, soit pr・ de
vingt
pour cent de la population mondiale, seront reli・s par Internet,
il
est quasi certain que le commerce ・ectronique sera le moyen le
plus
efficace d'atteindre le maximum de clients sur le march・mondial.
Nous
avons entre les mains la technologie et l'infrastructure
n・essaires.
La t・he qui nous incombe maintenant est de tenir cette promesse.
L・encore, nous sommes dans une situation privil・i・. Car nos
alli・ europ・ns partagent les id・s fondamentales du
gouvernement
Clinton sur le march・・ectronique.
Tout le monde convient notamment que le commerce ・ectronique
reposera sur des solutions ・anant du secteur priv・et sur les
possibilit・ offertes par le march・ Il ne doit pas tomber sous
la
tutelle de l'・at. En fait, le r・e du gouvernement devrait ・re
minime : il faut ・iter tout exc・ de r・lementation ;
les
r・les p・im・s et celles qui entravent le commerce ・ectronique
doivent ・re r・is・s ou ・imin・s, et les accords contractuels
librement conclus par les acheteurs et les vendeurs doivent
devenir la
norme.
Lorsque des r・lements seront n・essaires, ils ne devront
comporter
aucun ・・ent technique car ils seront devanc・ par les nouvelles
techniques d・ leur mise en place ; ils devront se contenter
d'encourager la concurrence, de prot・er la propri・・
intellectuelle
et la vie priv・ et de pr・enir la fraude.
La rapidit・des changements qui s'op・ent dans la technologie
et
dans les applications du commerce ・ectronique exige une nouvelle
fa・n de r・oudre les probl・es, sous l'impulsion des milieux
d'affaires et de l'industrie. Je citerai un exemple
instructif :
Microsoft et Netscape ont combin・leurs talents et leurs
ressources
pour s'assurer que l'utilisation d'Internet n'encouragera pas les
atteintes ・la confidentialit・par la cr・tion d'acc・
involontaires ・
des dossiers ou r・eaux, par exemple.
C'est ainsi que le commerce ・ectronique doit ・oluer et ・re
g・・
parce que ce sont les milieux d'affaires qui ont le plus int・・
・
assurer son succ・ et que cela ne pourra se faire que s'ils
inspirent
aux consommateurs la confiance n・essaire pour traiter sur
Internet.
・ant donn・que nous partageons l'objectif d'un march・
florissant
et croissant sur Internet, le probl・e est de savoir comment y
parvenir. En juillet 1997, le pr・ident Clinton a fait part des
neuf
recommandations qui guideront les efforts d・loy・ par les
・ats-Unis
aupr・ de leurs partenaires pour encourager le commerce
・ectronique
et le faire ・oluer de la fa・n la plus utile et la plus efficace
possible pour tous ses utilisateurs. Ces recommandations sont les
suivantes :
Nous savons que, sur certains d・ails du commerce
・ectronique,
nous avons des divergences de vues avec nos partenaires. Des
discussions devraient avoir lieu sur les obstacles non tarifaires
au
contenu, sur les moyens permettant de concilier un cryptage
assurant
la confidentialit・avec les pr・ccupations en mati・e de s・urit・
nationale, sur les diverses normes techniques ainsi que sur les
signatures num・iques.
Les ・ats-Unis ont adopt・des positions tr・ pr・ises et nous
avons
tout lieu d'esp・er que nous parviendrons ・r・oudre nos
divergences.
Malgr・l'ampleur et la diversit・des domaines ・couvrir pour
mettre en
place ce march・・ectronique, le terrain d'entente est bien plus
vaste
que la disparit・qui existe entre la d・laration de la Conf・ence
de
Bonn et les recommandations des ・ats-Unis.
Le commerce ・ectronique devrait ・re le meilleur v・icule du
commerce et de l'information, d'une croissance ・onomique qui
facilitera le d・arrage de petites soci・・, aidera les affaires
・
prosp・er et fera acc・er les entreprises ・de nouveaux march・
prometteurs, tout en offrant des ressources en mati・e
d'・ucation et
de communication, le tout avec un minimum d'ing・ence
gouvernementale.
C'est le secteur priv・qui, avec notre coop・ation, est le
mieux
plac・pour assurer son ・olution, ses contributions ・la cr・tion
d'emplois, ・l'am・ioration du niveau de vie, ・l'aide aux
consommateurs, ・la croissance ・onomique et au rapprochement des
peuples.
Nous devons ・iter que ce nouveau monde ・ectronique ne creuse
un
foss・entre les pays. Le commerce ・ectronique doit respecter
toutes
les soci・・, ・re accessible ・toutes les communaut・ et
apporter des
avantages ・tous ses utilisateurs.
Des concepts tels que l'ouverture des march・, le
libre-・hange, la
confidentialit・et la primaut・du droit sont les bases sur
lesquelles
doit reposer le commerce ・ectronique.
Lorsque le pr・ident Clinton a annonc・l'initiative prise par
son
gouvernement en mati・e de commerce ・ectronique, il a
d・lar・nbsp;:
・nbsp;Notre t・he est de veiller ・ce que le commerce
・ectronique
soit un terrain stable et s・ pour ceux qui veulent l'utiliser.
Et
nous devons y parvenir en coop・ant maintenant avec les autres
pays,
alors qu'il en est encore ・ses d・uts. ・
Revue ・ectronique de l'USIA, volume 2, num・o 4, octobre 1997 |