L'influence de la biotechnologie sur les march・ agricoles mondiaux
Responsable, au minist・e de l'agriculture des ・ats-Unis,
des services li・ ?l'agriculture ?l'・ranger
Depuis quelques ann・s, la question du recours ?la biotechnologie lors de la production de produits alimentaires a de fortes implications sur les politiques ・onomique et commerciale, contraignant les gouvernements ?repenser la fa・n dont ils r・lementent leur commerce tout en assurant la s・urit?alimentaire. Les ・ats-Unis ne sont pas le seul pays ?cr・r des organismes g・・iquement modifi・ (OGM) ou ?les commercialiser. Des vari・・ de plantes transg・iques sont cultiv・s dans d'autres pays, dont l'Argentine, l'Australie, le Canada, l'Espagne et la France. Et, m・e aux ・ats-Unis, il n'y a pas que des soci・・ am・icaines qui aient des activit・ dans ce domaine, et des soci・・ de l'Union europ・nne (UE) en ont aussi.Dans cette interview, Timothy Galvin ・oque quelques-unes des questions les plus importantes auxquelles les ・ats-Unis et un grand nombre de leurs partenaires commerciaux ont ?faire face dans ce domaine. Cette interview ・ait men・ par Jonathan Schaffer et Merle Kellerhals, r・acteurs de la revue ・ectronique " Economic Perspectives ".
Question - L'application de la biotechnologie est pr・ent・ comme une source de plus grands rendements agricoles. En dehors de cet avantage, comment les produits de la biotechnologie b・・icient-ils directement aux consommateurs ?
M. Galvin - La premi・e g・・ation de produits transg・iques actuellement sur le march?profite au public en ce sens que les vari・・ cultiv・s promettent un moindre recours aux pesticides. Il est ・ident que lorsqu'on utilise moins de pesticides, il y en a moins dans le produit fini et on risque moins de voir les pesticides s'infiltrer dans la nappe phr・tique. Je pense donc que les consommateurs b・・icient du fait que l'environnement est plus sain. Mais beaucoup de gens songent ?la seconde g・・ation de produits transg・iques, car ces produits auront s・ement des caract・istiques int・essant directement le consommateur, par exemple des produits agro-alimentaires qui contiendront davantage de vitamines ou de fer, ou peut-・re moins de mati・es grasses.
Certains des r・ultats les plus d・irables de la recherche agricole sont actuellement obtenus en riziculture. On a beaucoup parl? cet ・? des progr・ r・lis・ avec des vari・・ transg・iques de riz, qui contiennent davantage de fer et de vitamines que les vari・・ classiques. On pense qu'elles pourraient ・re facilement cultiv・s, ?un co・ relativement bas, m・e par les plus petits agriculteurs de subsistance.
Question - Certains reprochent ?la r・lementation ・ablie par les ・ats- Unis pour les produits transg・iques de ne pas assurer une protection ad・uate de la sant? publique et de l'environnement. Comment r・ondez-vous ?cette pr・ccupation ?
M. Galvin - Trois organes am・icains distincts interviennent dans l'approbation de ces produits : le minist・e de l'agriculture et l'administration f・・ale des produits alimentaires et pharmaceutiques (Food and Drug Administration - FDA), s'il s'agit d'un produit alimentaire ou d'aliments pour le b・ail, et l'agence pour la protection de l'environnement (EPA). Chacune d'elles analyse ces produits afin de s'assurer qu'ils sont propres ?la consommation humaine ou animale. Le processus suivi par ces agences est pratiquement le m・e que pour l'homologation des produits pharmaceutiques destin・ ? l'homme ou aux animaux, ou des pesticides utilis・ dans l'agriculture.
Question - Les d・enseurs des consommateurs craignent cependant que les produits transg・iques n'aient pas ・?ad・uatement mis ?l'・reuve pour v・ifier leur caract・e allerg・ique ・entuel ou les dangers qu'ils peuvent pr・enter pour l'environnement. Ils redoutent, en outre, que les consid・ations culturelles et le risque de transmission accidentelle de ces risques ?des plantes n'ayant pas subi de modifications g・・iques, n'aient pas ・?suffisamment pes・ Quelles mesures prend-on pour s'assurer que les organes de r・lementation s'occupent de ces questions ?
M. Galvin - Avant d'・re approuv・s, toutes les nouvelles vari・・ doivent d'abord ・re soumises ?des tests. Ceux-ci portent sur des plantes cultiv・s dans des parcelles exp・imentales. Les plantes ainsi produites sont ensuite r・olt・s, analys・s et essay・s sur les animaux pour qu'on s'assure que leur consommation ne pr・ente aucun danger. On proc・e donc ?des essais pour v・ifier que des aliments ne pr・entent aucun danger pour l'homme ou les animaux. On se livre ・alement ?des exp・iences pour ・rouver leurs caract・istiques allergisantes ・entuelles. On cherche aussi ?d・erminer leurs effets ?long terme, en particulier sur l'environnement. Le ministre am・icain de l'agriculture, M. Don Glickman, s'est int・ess??cette question et a annonc?que son minist・e poursuivrait ses exp・iences sur leurs effets ?long terme sur l'environnement. En ce qui concerne les consid・ations culturelles, je reconnais qu'elles n'entrent pas en jeu dans les proc・ures sous-tendant l'approbation du gouvernement des ・ats-Unis. Mais, ? nos yeux, c'est au consommateur qu'il appartient de d・ider s'il veut acheter des produits donn・.
Question - Vous venez de dire que nous proc・erions ?des ・aluations ?long terme. De l'avis de certains critiques, tant que nous ne sommes pas en possession d'une partie des r・ultats de ces analyses, nous ne devrions pas aller aussi rapidement de l'avant. Quel est votre avis ?ce sujet ?
M. Galvin - Les organes de r・lementation concern・ sont fonci・ement convaincus que l'on poss・e suffisamment de preuves de l'innocuit?de ces produits qui, s'il n'en ・ait pas ainsi, n'auraient pas ・?approuv・. Comme pour toute technologie nouvelle, on ne conna・ les effets ?long terme d'un produit que lorsqu'on en a fait l'exp・ience ?long terme, une exp・ience qui, malheureusement, ne s'acquiert qu'avec le temps.
Question - Certains groupes ・ologiques et certains repr・entants des m・ias se sont bas・ sur les travaux pr・iminaires de recherche sur le papillon monarque et le ma・ Bt pour condamner l'utilisation des plantes g・・iquement modifi・s dans l'agriculture. Quelle est la port・ de ces travaux ?
M. Galvin - Divers scientifiques les ont comment・ et ils ont soulign? en substance, qu'il s'agissait d'exp・iences de laboratoire, qu'il n'・ait pas certain que les conclusions de ces exp・iences seraient les m・es si elles avaient eu lieu en plein champ, l?o?cette vari・?particuli・e de ma・ est cultiv・. En fait, m・e les scientifiques de Cornell qui ont particip??cette ・ude ont dit pratiquement la m・e chose, ?savoir qu'on ne peut pas ・ablir clairement dans quelle mesure les r・ultats de leurs recherches en laboratoire seraient applicables ?l'environnement naturel.
Question - Certains pays ont commenc??r・lamer l'・iquetage des produits alimentaires issus d'une manipulation g・・ique. Quelle est la position actuelle des ・ats-Unis sur l'・iquetage ?
M. Galvin - Notre position est que cet ・iquetage devrait ・re facultatif. En ce qui concerne l'・iquetage obligatoire, certain des pays qui le soutiennent actuellement se d・・ent avec les d・ails pratiques de sa mise en application. Le meilleur exemple est ・idemment le cas de l'Union europ・nne qui a annonc? il y a un an, sa politique d'・iquetage obligatoire mais qui, ?ce jour, se d・at toujours avec des d・ails d'application tels que l'・ablissement d'un seuil de tol・ance. En vertu de ce niveau de tol・ance, on autoriserait la pr・ence d'un certain pourcentage d'OGM (organisme g・・iquement modifi? dans une vari・?par ailleurs consid・・ comme non transg・ique. Apparemment, l'UE songerait ?fixer cette tol・ance ?un pour cent environ. Une question compl・entaire est de savoir quelle proc・ure de contr・e serait approuv・ pour d・erminer la pr・ence ・entuelle dans les aliments d'OGM et l'UE n'a pas encore tranch?la question. Une troisi・e question importante est de d・ider qui proc・era au contr・e. S'agira-t-il des autorit・ gouvernementales ou bien le secteur priv?sera-t-il autoris??le faire et ?fournir les attestations n・essaires ? Ce sont des questions que l'UE s'efforce encore de r・oudre et, comme je viens de le dire, ces efforts durent depuis plus d'un an.
Question - Quelles seraient les cons・uences sur les exportations am・icaines d'un niveau de tol・ance de un pour cent d'OGM ?
M. Galvin - Elles seraient importantes et cela non seulement pour les exportations am・icaines, mais aussi pour celles d'un grand nombre de pays producteurs, y compris l'Argentine, le Canada, l'Australie et m・e les pays de l'Union europ・nne o? l'ann・ pass・ par exemple, plus de vingt mille hectares ont ・?plant・ en diverses vari・・ de ma・ g・・iquement modifi? J'estime donc qu'il va s'agir d'une question extr・ement importante pour un certain nombre de pays. Franchement, je pense que l'Union europ・nne va s'apercevoir qu'un niveau de tol・ance de un pour cent est tr・ difficile ? obtenir et que, de ce fait, cela laisse pr・ager d'importantes distorsions du commerce.
Question - Comment conciliez-vous la n・essit?de prot・er la propri・? intellectuelle, notamment les brevets, lors de la mise au point de produits transg・iques tels que le plasma germinatif du bl? avec le droit des agriculteurs du monde en voie de d・eloppement de tirer profit de la nouvelle technologie ?
M. Galvin - Je crois qu'on y parviendra en veillant ?ce que le gouvernement continue ?jouer un r・e important dans la recherche ainsi que dans la protection du plasma germinatif. Il faut ajouter ?cela la n・essit? pour certaines agences internationales, de continuer ?jouer un r・e pour l'obtenir et le fournir aux pays qui ne pourraient pas le d・elopper eux-m・es. ?mes yeux, qu'on parle des vari・・ les plus nouvelles d'une graine produite de fa・n classique ou de celles de plantes transg・iques, le probl・e qui se pose est de d・erminer qui aura acc・ aux nouvelles graines. Et je pense que le gouvernement ou les organisations internationales telles que les Nations unies doivent continuer ?jouer un r・e pour faire en sorte qu'une partie de ces recherches se d・oule dans le secteur public et qu'une partie au moins du plasma germinatif reste entre les mains des autorit・ gouvernementales pour qu'elles puissent le fournir ?ces pays.
Question - Si un produit transg・ique est brevet?par une soci・?priv・, comment les droits peuvent-ils ・re transf・・ ?une institution internationale ?
M. Galvin - Quand il s'agit d'une vari・?pr・ise dont le brevet appartient au secteur priv? on ne serait pas en mesure de la transf・er, sauf si cette soci・?accordait une licence dans le cadre de ce brevet. C'est pourquoi il est important que les gouvernements continuent ?participer aux recherches fondamentales et au d・eloppement d'autres vari・・ qui peuvent aussi pr・enter des avantages pour les agriculteurs.
Question - Quelle est actuellement la superficie totale plant・ en vari・・ g・・iquement modifi・s dans le monde ?
M. Galvin - Les meilleures donn・s que nous poss・ions se rapportent ?1998 et, cette ann・-l? il s'agissait d'environ vingt-neuf millions d'hectares. La majeure partie de ces cultures se trouve aux ・ats-Unis. Nous supposons ・alement que la superficie de cultures transg・iques a augment?en 1999. Nous savons que cela est vrai, en tout cas, pour les ・ats-Unis. Et, pour cette ann・, nous pr・oyons qu'un tiers de nos cultures de ma・, la moiti?de nos cultures de soja et 60 % de nos cultures de coton seront des vari・・ transg・iques.
Question - Les ・ats-Unis sont-ils le seul pays industriel qui ait mis au point des produits g・・iquement modifi・ ? Dans la n・ative, qui sont les principaux autres protagonistes sur le march?mondial et quels OGM ont-ils d・elopp・ ?
M. Galvin - Les ・ats-Unis ne sont pas les seuls ?mettre au point de nouveaux OGM ou ?les offrir sur le march? En fait, c'est le contraire qui est vrai. Comme je l'ai mentionn?pr・・emment, des vari・・ de v・・aux g・・iquement modifi・ sont plant・s dans plusieurs pays : l'Argentine, l'Australie, le Canada, l'Espagne les ・ats-Unis et la France, pour n'en citer que quelques-uns. En outre, m・e aux ・ats-Unis, il n'y a pas que des soci・・ am・icaines qui s'y int・essent et on peut constater, en fait, une importante pr・ence de soci・・ de l'UE. Par exemple, une compagnie allemande, " AgrEvo ", et une soci・?suisse, " Novartis ", ont toutes les deux des programmes tr・ actifs dans le cadre desquels elles offrent des vari・・ commerciales de ma・ et de soja transg・iques. Et, bien que les m・anismes europ・ns d'approbation officielle des r・oltes biotechnologiques soient dans une impasse ?l'heure actuelle, la moiti?des demandes d'approbation de cultures relevant de la biotechnologie actuellement en suspens dans la fili・e de l'UE ont ・?d・os・s par des soci・・ europ・nnes.
Question - Les activit・ de ces soci・・ europ・nnes sont-elles entrav・s, ou jouissent-elles d'un avantage concurrentiel par rapport aux soci・・ am・icaines ・ablies en Europe ?
M. Galvin - Je ne crois pas qu'elles b・・icient d'un avantage concurrentiel quelconque. En fait, je pense que si certains de leurs travaux de recherche ont lieu aux ・ats-Unis, cela est d?en partie au fait qu'en Europe, le climat est hostile ?la biotechnologie. Cela suscite de l'inqui・ude parmi ces soci・・ europ・nnes et parmi les agriculteurs europ・ns qui craignent de perdre un avantage conf・?par la nouvelle technologie. Et je pense que cela pr・ccupe g・・alement les d・ideurs europ・ns car, comme vous le savez, les pays de l'Union europ・nne connaissent des taux de ch・age consid・ablement sup・ieurs ?celui des ・ats-Unis, doubles ou triples du n・re parfois.
Question - Est-il possible de s・arer les produits g・・iquement modifi・ destin・ ?l'exportation des produits exempts d'OGM, comme l'ont sugg・? certains de nos partenaires commerciaux ?
M. Galvin - C'est une chose tr・, tr・ difficile si on insiste sur une s・aration ? cent pour cent. Certes, on peut tenter de s・arer les r・oltes, tout comme nous tentons actuellement de s・arer les r・oltes biologiques des cultures classiques. Mais comme nous l'avons constat?dans le cas des produits biologiques, ces derniers se vendent plus cher sur le march?en raison de leur co・ plus ・ev?de production. En fait, les agriculteurs demandent un prix plus ・ev?pour ces cultures d'une part ?cause de leur co・ plus ・ev? de production et d'autre part en raison du co・ entra・?par leur tri, leur s・aration et leur manipulation sur le march? Il est certain que si vous observez la fa・n dont nos principales cultures - ma・, soja, etc. - sont produites, r・olt・s et commercialis・s, il existe toujours un risque fortuit de m・ange des vari・・ classiques et transg・iques. C'est pourquoi ceux qui insistent sur un seuil de tol・ance tr・ faible afin d'emp・her les m・anges vont se rendre compte que c'est pratiquement impossible ?obtenir sur le plan pratique.
Question - Comment le gouvernement am・icain d・ermine-t-il que les produits agricoles transg・iques interdits par certains pays ne parviennent pas aux circuits d'exportation ?
M. Galvin - Le gouvernement ne joue pas de r・e officiel dans ce domaine, mais nous coop・ons avec les soci・・ int・ess・s pour les encourager ?mettre en place un m・anisme permettant d'・ouler sur le march?am・icain, et en particulier chez nos ・eveurs, les vari・・ non approuv・s ?l'・ranger afin de nous assurer qu'elles n'entreront pas dans la fabrication de produits alimentaires ici, aux ・ats-Unis.
En fait, les soci・・ qui commercialisent actuellement certaines vari・・ non encore approuv・s en Europe ont mis en place un syst・e assez ・endu d'・oulement de ces produits, dont l'application commence d・ que les agriculteurs ach・ent leurs semences. On leur demande alors de signer une d・laration reconnaissant que la vari・?en question n'a pas encore re・ toutes les approbations internationales n・essaires ; durant la saison de croissance, l'agriculteur re・it des lettres lui rappelant que les approbations n・essaires n'ont pas encore ・?accord・s et lui donnant des renseignements suppl・entaires sur les endroits o?il peut ・ouler ces vari・・ non approuv・s. Par exemple, les soci・・ pourraient fournir aux agriculteurs une liste de producteurs d'aliments pour le b・ail ou de propri・aires de silos susceptibles de vendre ces vari・・ ?des ・eveurs des ・ats-Unis.
Question - Comment les questions touchant les produits g・・iquement modifi・ vont-elles ・re trait・s lors de la prochaine r・nion de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), qui va avoir lieu ?Seattle ?
M. Galvin - On ne sait pas clairement comment ces questions seront abord・s, en admettant m・e qu'elles le soient. Un certain nombre de propositions ont ・?avanc・s ? propos des OGM. Pour notre part, nous avons soumis, il y a quelques semaines ?Gen・e, une proposition qui se concentre tr・ simplement et directement sur la question des proc・ures r・lementaires d'approbation qui pourraient ・re mises en place dans chaque pays. Nous ne contestons certainement pas le droit qu'a tout pays d'avoir son propre dispositif de contr・e et d'approbation. Ce que nous disons simplement, c'est que tout dispositif qu'applique un pays doit ・re transparent, pr・isible, exp・itif et bas?sur des consid・ations scientifiques. Ces quatre principes se refl・ent dans le syst・e am・icain actuel et nous pensons que les autres pays auraient int・・ ?les adopter dans le cadre de leurs dispositions r・lementaires.
Question - Que penseraient les ・ats-Unis de la cr・tion d'un groupe d'・ude de l'OMC sur la biotechnologie ?
M. Galvin - Nous n'avons pas encore annonc?que nous soutenons le concept d'un groupe d'・ude. C'est une approche que le Canada a sugg・・. Nous avons d・lar? pour notre part, que nous pr・・erions ・iter le recours ?un groupe d'・ude et entamer directement des n・ociations sur la question, mais seulement dans les grandes lignes de la proposition que je viens de mentionner, qui est ・roitement ax・ sur le probl・e des approbations r・lementaires et sur la fa・n dont ces approbations devraient ・re accord・s. Il se peut que d'autres pays sugg・ent qu'on aborde les pr・ccupations li・s aux progr・ de la biotechnologie sous un angle beaucoup plus g・・al, qui tiendrait aussi compte de l'・iquetage et d'autres questions connexes. Les ・ats-Unis ne sont pas partisans de cette approche plus vaste.
Question - Un grand nombre d'id・s fausses circulent au sujet du g・e " terminator " qui emp・he la germination des graines, et sur la question de savoir si le gouvernement des ・ats-Unis a particip??la mise au point de ce type de graine. Pouvez- vous commenter cette question ?
M. Galvin - Comme vous le savez, la soci・?Monsanto a annonc?r・emment qu'elle n'avait nullement l'intention de commercialiser cette technologie et, ?ma connaissance, aucune autre entit?projette actuellement de le faire.