Les facettes de la pauvret?
dans les zones rurales et dans les villes

David Satterthwaite
Directeur du Programme des ・ablissements humains,
de l'Institut international pour l'environnement et le d・eloppement

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D・inir la pauvret?en fonction du revenu des individus, c'est faire l'impasse sur les nombreuses formes de d・uement qui caract・isent ce ph・om・e tant dans les villes que dans les zones rurales ; de ce point de vue, les pays et les organisations multilat・ales sous-estiment le nombre de personnes qui sont prises dans l'・au de la pauvret?et la d・resse dans laquelle elles vivent. Qui plus est, ajoute M. David Satterthwaite, de l'Institut international pour l'environnement et le d・eloppement, dont le si・e est ?Londres, le seul crit・e du revenu ne constitue pas une base suffisamment solide pour ・aborer des programmes capables de combattre ce fl・u.

Qu'ils cherchent ?se loger ou ?gagner de l'argent, les pauvres habitant dans les villes sont souvent pouss・ ?vivre en marge de la l・alit?du fait des multiples lois, r・les et r・lements qui r・issent l'utilisation des sols, les entreprises, les b・iments et les produits, poursuit M. Satterthwaite. Les programmes destin・ ?att・uer la pauvret? dans les agglom・ations urbaines comme dans les zones rurales, devraient donc refl・er la diversit?et la complexit?inh・entes aux diverses situations locales.


Les mesures traditionnelles de la pauvret?cherchent ?d・erminer si les individus ou les m・ages ont suffisamment de vivres ?leur disposition ou suffisamment d'argent pour s'en procurer. Dans le meilleur des cas, toutefois, elles ne refl・ent qu'une compr・ension partielle du sujet et aboutissent ?l'・aboration de programmes de r・uction de la pauvret?qui p・hent par manque de pr・ision ou d'efficacit? Elles font l'impasse sur de nombreux autres aspects, tel le manque d'acc・ aux services essentiels ? la sant?et ?l'alphab・isation ainsi que le manque de repr・entation politique et de protection juridique. Elles ne tiennent pas compte des difficult・ consid・ables auxquelles se heurtent les populations pauvres sur le plan de la sant?et qui sont li・s ?la m・iocrit? de leurs conditions de logement et ?la p・urie des services de base.

Si la pauvret?aboutit au m・e r・ultat dans les zones rurales que dans les agglom・ations urbaines (insuffisance des produits alimentaires si forte que la sant? voire la survie m・e, des familles se trouve compromise), en revanche ses causes varient ici et l? Par exemple, un m・age qui tire son existence, ?la campagne, d'un petit lopin de terre au rendement faible est dans une situation diff・ente de celui qui m・e une vie de squatter dans un bidonville en milieu urbain et dont le chef de famille a perdu son emploi ?la suite d'une r・ession, d'un probl・e de sant?ou de toute autre situation qui a diminu? son revenu r・l. Les programmes destin・ ?faire reculer la pauvret? en ville comme dans les campagnes, doivent tenir compte de ces diff・ences. Mais ils doivent aussi reconna・re les liens qui peuvent exister entre ces deux milieux. Face ?un mauvais rendement de sa production agricole, telle famille va peut-・re envoyer l'un des siens chercher du travail ? la ville ; devant la baisse de son revenu, telle autre confiera ses jeunes enfants ? des parents ・ablis ?la campagne.

Les lacunes des mesures de la pauvret?fond・s sur le revenu

Au cours des dix derni・es ann・s, on a vu se creuser le foss?entre la fa・n dont on comprend la pauvret?et la mani・e dont on la mesure. D'un c・? un volume croissant d'articles et d'ouvrages qui s'appuient essentiellement sur des ・udes empiriques d・rivent les nombreuses dimensions de la pauvret?(y compris le manque de biens, de droits, d'acc・ aux services et d'influence politique) et ils d・inissent les cat・ories de la population les plus vuln・ables. Ces documents montrent en quoi la pauvret?est souvent provoqu・ ou aggrav・ par la discrimination, notamment lorsque celle-ci s'exerce contre les femmes, les enfants et les groupes ethniques. De l'autre, il y a toute la documentation officielle, laquelle se concentre principalement sur les tendances de la pauvret??partir de donn・s provenant d'enqu・es qui sont effectu・s par des organismes publics ou internationaux habitu・ ?mesurer ce ph・om・e selon le crit・e classique du revenu.

La plupart des d・initions qui s'appliquent ?l'Afrique, ?l'Asie et ?l'Am・ique latine se fondent sur des crit・es ・abor・ il y a des dizaines d'ann・s en Europe et en Am・ique du Nord, dont les populations ・aient ?l'・oque essentiellement urbaines, la proportion de la population active qui travaillait dans l'agriculture ・ant relativement faible et en diminution. On d・init aujourd'hui la pauvret?en prenant pour crit・e le revenu n・essaire ?l'achat de produits alimentaires de base et ?la satisfaction d'autres besoins essentiels. Or dans les pays ?faible ou ?moyen revenu dont la population est principalement rurale, ce n'est g・・alement pas le manque d'argent qui est ?l'origine de la pauvret?nbsp;; il faut davantage incriminer l'insuffisance de l'acc・ ?la terre, que l'on pourrait cultiver ou utiliser pour l'・evage, et la p・urie d'autres avoirs non mon・aires.

Cette fa・n de mesurer la pauvret?comporte d'autres ・ueils. Le premier, c'est que le seuil de pauvret?est fix?trop bas ; il ne tient pas compte ?ou alors si peu ? du co・ des services essentiels non li・ ?la nourriture, qu'il s'agisse par exemple des transports, de faire en sorte que les enfants restent ?l'・ole, de l'alimentation en eau et des soins m・icaux, alors m・e que ceux-ci gr・ent lourdement le budget de la plupart des m・ages ?faible revenu. Le second, c'est qu'elle n・lige d'autres aspects de la pauvret? tels la m・iocrit?des logements, l'insuffisance de l'acc・ aux services d'urgence et ?la protection juridique, ou encore l'impossibilit?de faire entendre sa voix dans la vie politique.

L'ampleur de la pauvret?rurale et urbaine

L'・ude d・aill・ la plus r・ente de la pauvret?en milieu rural, laquelle remonte malgr?tout ?1992, r・・e que pr・ de 1 milliard de ruraux, dans les 114 pays en d・eloppement consid・・, ont un revenu et un taux de consommation inf・ieurs au seuil national de pauvret? Deux sur 3 habitent l'Asie, et plus de 1 sur 5 l'Afrique subsaharienne. Plus des deux tiers de la population rurale de 42 pays parmi les plus d・avoris・ sont consid・・ « pauvres ». Les donn・s s'appliquent uniquement au revenu et au niveau de consommation. Elles ne tiennent pas compte des carences au niveau de la prestation des services sanitaires et d'urgence, de l'alimentation en eau et de l'hygi・e, ou des installations scolaires.

La Banque mondiale estime ?environ 500 millions le nombre des citadins qui ・aient pauvres en 2000, en prenant pour crit・e le fait d'avoir au plus 1 dollar par jour pour vivre. Nagu・e essentiellement l'apanage des zones rurales dans les pays en d・eloppement, la pauvret?commence ?changer de visage ?mesure que les soci・・ s'urbanisent et que les habitants des campagnes vont chercher refuge en ville, ?la recherche de possibilit・ ・onomiques ou parce qu'ils ont perdu qui leur terre, qui leur gagne-pain. On sous-estime souvent l'ampleur de la pauvret?urbaine. Pr・ des trois quarts de la population urbaine mondiale sont aujourd'hui concentr・ en Afrique, en Asie et en Am・ique latine. En Am・ique latine, la pauvret?comporte aujourd'hui une dimension essentiellement urbaine. En Afrique, o?le nombre de pauvres demeure plus ・ev?dans les zones rurales que dans les villes, la population urbaine est plus nombreuse qu'en Am・ique du Nord, et une proportion importante des citadins vivent dans la mis・e.

Les pauvres dans les villes

La plupart des statistiques gouvernementales sur la pauvret?urbaine se fondent sur des seuils de pauvret?qui sont trop bas par rapport au co・ de la vie dans les villes. D'apr・ la Banque mondiale, l'ampleur de la pauvret?urbaine serait sous-estim・, parce que dans beaucoup de villes il n'est pas possible de satisfaire ses besoins non alimentaires essentiels lorsqu'on dispose d'un dollar par jour seulement.

Dans les grandes m・ropoles, les ・・ents suivants s'av・ent particuli・ement on・eux :

    red bullet les transports en commun ; .

    red bullet l'enseignement. M・e si l'・ole est gratuite, les co・s connexes des uniformes, des livres, des transports et des frais d'examen font qu'il est difficile aux m・ages pauvres de continuer d'y envoyer leurs enfants ;

    red bullet le logement. Le loyer absorbe plus du tiers du revenu des m・ages en milieu urbain. Les locataires ou ceux qui s'installent ill・alement dans divers locaux peuvent ・re amen・ ?payer un prix ・ev?pour divers services, dont l'alimentation en eau ;

    red bullet l'eau, l'assainissement et le ramassage des ordures m・ag・es. Les paiements aux vendeurs d'eau se chiffrent souvent ?10, voire ?20 % du revenu des m・ages. Des dizaines de millions de citadins n'ont pas de toilettes chez eux et ils doivent recourir aux W.C. publics payants, ou tout simplement faire leurs besoins en plein air ou dans des sacs en plastique ;

    red bullet les soins m・icaux et les m・icaments, en particulier en l'absence d'acc・ ?des prestataires publics ou relevant d'organisations non gouvernementales (ONG), ce qui oblige les gens ?se tourner vers le secteur priv? En outre, quantit?de m・ages ?faible revenu consacrent des ressources consid・ables ?la pr・ention des maladies, par exemple ?l'achat de produits contre les moustiques pour se prot・er contre le paludisme et d'autres affections dont ces insectes sont les vecteurs ;

    red bullet la garde des enfants, quand tous les adultes du m・age exercent une activit? professionnelle ;

    red bullet les paiements aux organisations ?base communautaire, les pots-de-vin ?la police, les amendes inflig・s aux personnes qui sont arr・・s pour pratique illicite du commerce dans la rue et divers faux frais.

De surcro・, la foison de lois, de r・les et de r・lements relatifs ?l'utilisation des sols, aux entreprises, aux b・iments et aux produits fait que les citadins pauvres se retrouvent souvent pouss・ en marge de la l・alit?quand ils cherchent ?se loger ou ? gagner de l'argent. Il y a parfois une loi qui incrimine le seul moyen par lequel la moiti? des habitants d'une ville peuvent gagner leur vie ou se trouver un logement. Appliqu・ d'une fa・n in・uitable, la r・lementation est susceptible de frapper les pauvres particuli・ement durement : ・ictions en masse, harc・ement des vendeurs de rue, exploitation des clients par les patrons d'・ablissements avec limitation concomitante de leur acc・ aux ressources, corruption et d・i des droits civiques et politiques.

Le rapport entre le degr?de privations des m・ages ?faible revenu et la qualit? de leur gouvernement ne tient pas du hasard, tant s'en faut. L?o?l'infrastructure et les services sont efficaces (eau, assainissement, soins m・icaux, enseignement, transports publics), la barre des revenus qu'il faut atteindre pour ・happer ?la pauvret?baisse consid・ablement. L?o?les pouvoirs publics dirigent efficacement les affaires publiques, les citadins pauvres profitent des ・onomies d'・helle qui sont r・lis・s dans les agglom・ations urbaines en ce qui concerne la plupart des types d'infrastructure. En revanche, lorsque les pouvoirs publics s'av・ent inefficaces ou non repr・entatifs, les citadins qui vivent dans la pauvret?peuvent ・re au moins aussi mal lotis que les pauvres des zones rurales. Quantit?d'habitants concentr・ en milieu urbain, priv・ d'acc・ ?l'eau et d'installations sanitaires, expos・ au risque d'incendies accidentels, vivent dans des conditions parmi les plus effroyables au monde.

Les pauvres dans les zones rurales

En milieu rural, la plupart des gens tirent leur existence de l'acc・ ?la terre et ? l'eau, qui sont indispensables ?l'agriculture, ?l'・evage, ?l'exploitation des for・s ou ?la p・he.

La pauvret?rev・ une grande diversit?dans les campagnes. L'・ude de 1992 a cern?six cat・ories de population les plus susceptibles de conna・re la pauvret?nbsp;: les petits exploitants agricoles, les personnes sans terres, les nomades et les pasteurs, les groupes ethniques ou autochtones, ceux qui vivent de la p・he pratiqu・ ?petite ・helle ou de fa・n artisanale, et enfin les personnes d・lac・s et les r・ugi・. Beaucoup de pauvres font partie de plus d'une de ces cat・ories. Les causes de la pauvret?varient d'un groupe ?l'autre. De m・e, le degr?auquel le prix des produits agricoles a un effet sur la pauvret?rurale varie consid・ablement selon les endroits, la situation n'・ant pas la m・e dans les r・ions qui ont atteint l'autonomie alimentaire et dans celles o?la quasi-totalit? de la production est destin・ aux march・ ・rangers : la pauvret?se ressent alors beaucoup de l'・olution des cours internationaux et des politiques commerciales.

Plus de la moiti?des pauvres des zones rurales et les trois quarts de tous les pauvres des pays les moins avanc・ sont de petits agriculteurs. Les ouvriers sans terre constituent une proportion plus importante des pauvres en milieu rural dans les pays dont l'agriculture est relativement commercialis・ et li・ au march?mondial. Par exemple, cette cat・orie de la population repr・ente 31 % des pauvres des zones rurales d'Am・ique latine et des Antilles, contre 11 % de ceux qui vivent en Afrique subsaharienne.

Comme c'est le cas en milieu urbain, la pauvret?rurale se caract・ise ?un degr? important par la p・urie de services, qu'il s'agisse de l'acc・ ?l'・ole, aux soins m・icaux ou au cr・it. On comprend ais・ent le lien entre la mauvaise sant?et la pauvret? puisque la plupart des pauvres des zones rurales sont relativement coup・ des services m・icaux et, qui plus est, qu'ils courent des risques multiples tant ?leur domicile que sur leur lieu de travail. Leur manque d'acc・ aux services m・icaux tient ?l'・oignement des dispensaires. En ville, en revanche, c'est l'incapacit?d'acc・er ?des services g・graphiquement proches qui paralyse les m・ages pauvres. Une famille de squatters qui vit ?200 m・res d'un h・ital, d'une ・ole secondaire ou d'une banque, ou ?une cinquantaine de m・res d'une canalisation d'eau ou d'un branchement d'・out, est tout aussi exclue de l'acc・ ?ces services qu'un m・age en milieu rural qui en serait s・ar? d'une trentaine de kilom・res.

Repenser les mesures prises pour faire reculer la pauvret?/B>

Pour saisir pleinement la mesure des privations auxquelles les pauvres sont en butte et pour y trouver les meilleures parades, il nous faut comprendre les situations locales et l'influence que des facteurs externes sont susceptibles d'exercer. Un bon point de d・art consiste ?・ablir une distinction entre les zones rurales et les zones urbaines si l'on veut faire ressortir les diff・ences au niveau des situations, des formes que rev・ la pauvret?et de la conception des programmes propres ?y porter rem・e. Il importe en particulier :

    red bullet de prendre conscience des diff・ences entre les ruraux et les citadins,

    red bullet de reconna・re que l'environnement dans lequel vivent les pauvres, notamment en mati・e de logement et de travail, influence l'ampleur et la nature de leur d・uement,

    red bullet de tenir compte des caract・istiques, communes aux villes et aux campagnes, de nature ?causer ou ?influencer la pauvret? tout en se m・iant des g・・alisations en raison de la diversit?des milieux.

En outre, il convient de noter que beaucoup de zones rurales pr・entent certaines caract・istiques propres aux villes, et vice versa. Par exemple, quantit?des zones rurales situ・s ?proximit?de villes prosp・es ou le long de couloirs reliant deux villes r・nissent de nombreuses entreprises non agricoles et elles peuvent compter beaucoup d'habitants qui se rendent en zone urbaine tous les jours pour y travailler, voire pour s'y installer temporairement. De m・e, nombreuses sont les zones rurales qui tirent une partie de leurs revenus de l'industrie du tourisme, ce qui cr・ des possibilit・ d'emploi dans le secteur non agricole. Les villes qui connaissent un essor rapide se d・eloppent parfois autour de villages pris en enclave dans lesquels les caract・istiques rurales persistent, encore qu'elles finissent g・・alement par s'estomper au fil du temps. M・e en ville, un grand nombre de m・ages ?faible revenu tirent leur existence de l'agriculture. Et en zone rurale comme en milieu urbain, les ouvriers sans terre comptent parmi les plus pauvres des pauvres.

Les programmes de r・uction de la pauvret?doivent imp・ativement tenir compte de la diversit?et de la complexit?des situations locales. Il incombe aux organisations ext・ieures de fonder leurs interventions sur les besoins et les priorit・ des individus qui sont directement touch・ par le d・uement. De surcro・, il importe d'assurer le fonctionnement efficace des institutions charg・s de prot・er les droits civiques et politiques des pauvres et de leur donner acc・ aux services essentiels.

Les cons・uences pour les institutions internationales

Les institutions internationales qui ont pour mission de faire reculer la pauvret? peuvent agir sur plusieurs fronts.

En premier lieu, elles doivent affiner leur capacit?d'apporter leur soutien et leur collaboration aux institutions locales qui sont ?m・e d'adapter les initiatives de r・uction de la pauvret?aux situations locales de mani・e ?se mettre ?l'・oute des pauvres et ?・re responsables devant eux. Cela signifie qu'elles doivent ・re pr・es ? coop・er avec les administrations locales aussi bien qu'avec les ONG de proximit?et les organisations form・s par les pauvres eux-m・es. Dans divers pays, dont l'Inde, l'Afrique du Sud, le Zimbabwe, la Tha・ande, le Cambodge et les Philippines, des groupes de citadins pauvres ont form?des coalitions qui ont pour t・he de rechercher avec les collectivit・ locales des moyens plus efficaces de combattre la pauvret?

En second lieu, elles doivent repenser la fa・n dont la pauvret?est d・inie et mesur・ par les services nationaux qui ・ablissent les statistiques. Il convient, en effet, d'assurer la repr・entation des vues de tous les groupes pauvres et de d・asser le cadre des indicateurs fond・ sur le revenu ou la consommation, car la pauvret?doit aussi se mesurer ?l'aune de l'acc・ aux services et du respect des droits civiques et politiques. Ce nouveau mode de pens・ doit aussi tenir compte des variations entre les pays et au sein m・e de leur territoire en vue de l'・ablissement du seuil de pauvret?

Enfin, elles doivent veiller ?ce que leur structure institutionnelle et leurs d・isions refl・ent les dimensions multiples de la pauvret? sans oublier les diff・ences et les liens qui existent entre ce ph・om・e dans les zones rurales et dans les villes.

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Note : les opinions exprim・s dans le pr・ent article ne refl・ent pas n・essairement le point de vue ou la ligne d'action du d・artement d'・at des ・ats-Unis.

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