L'ENSEIGNEMENT DES VALEURS AMÉRICAINES
    AUX ÉTATS-UNIS ET À L'ÉTRANGER


    Susan Armitage

    Note de la rédaction : dans l'article qui suit, l'auteur présente diverses notions qu'elle emploie de façon provocante pour faire parler les élèves à partir de différentes perspectives. Telles qu'elles sont exposées, on ne saurait les concevoir comme des examens définitifs de l'interprétation de l'histoire.

    L'enseignement des valeurs propres aux États-Unis pose des difficultés dans le monde entier. Comment peut-on enseigner une telle matière avec discernement compte tenu des nombreuses divisions culturelles et ethniques entre les nations ? Au cours des cinq dernières années, j'ai donné des cours à des élèves de divers endroits du monde, dans des pays aussi différents que l'Inde et la Russie, ainsi qu'à Pullman (État de Washington) où se trouve mon université, Washington State. Il me semble que chaque public apportait à cette question un scepticisme spécifique à sa culture, me défiant de trouver le moyen de percer ce scepticisme, et ainsi de me faire comprendre. J'y suis parvenue en remontant aux origines. Me servant de la Déclaration d'indépendance comme texte de base, j'ai exploré plusieurs aspects de sa signification historique par des moyens qui, je l'espérais, convenaient à mon public du moment. On trouvera ci-dessous des extraits de ma conférence de base, annotés de points de discussion :

    Les valeurs politiques fondamentales de l'Amérique se sont exprimées pour la première fois, et de façon retentissante, à un moment de changements profonds : au début de la guerre d'Indépendance contre la Grande-Bretagne en 1776. Cette révolution a été justifiée aux yeux du monde par le document le plus fameux des États-Unis, la Déclaration d'indépendance, qui contient des mots que de nombreux Américains connaissent par cœur :

    Nous tenons pour évidentes en elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes naissent égaux ; ils sont doués par leur Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur.

    (Les origines anticolonialistes de l'Amérique ont été un point de discussion important en Inde, pays dont la révolte coloniale contre la Grande-Bretagne est une source de grande fierté nationale. Jusqu'à la fin de la guerre froide, pendant laquelle l'Inde est restée systématiquement non alignée, l'Inde considérait généralement les États-Unis comme une puissance impérialiste. En commençant une conférence en rappelant que les États-Unis ont été la première colonie à se révolter avec succès contre les Britanniques, j'ai pu faire le lien entre l'histoire de l'Inde et l'histoire des États-Unis, sans parler du legs de la guerre froide. Lorsque l'on a comme élèves des Américains, les comparaisons avec les luttes anticolonialistes au XXe siècle permettent d'introduire un certain suspense et de l'intérêt dans une histoire qu'ils connaissent depuis toujours. La comparaison avec les nouveaux pays contemporains qui luttent encore aujourd'hui pour atteindre leur stabilité leur permet de mieux apprécier la réussite de la Révolution américaine.)

    Cet ensemble de valeurs vagues, mais puissantes est essentiel à l'identité nationale américaine. L'existence même d'une idéologie aussi spécifique fait que les États-Unis se distinguent des autres pays, dont la plupart ont leur identité nationale à partir de leur histoire culturelle plutôt qu'à partir d'un ensemble de principes politiques abstraits.

    (En Russie, cette idée sert de point de départ à une discussion des rivalités de la guerre froide. Au lieu de commencer par une déclaration unilatérale sur l'idéologie soviétique, cette déclaration franche sur l'idéologie américaine et les raisons de son existence a évacué les préjugés et nous a permis de discuter des conflits idéologiques de la guerre froide de façon honnête, mais sans confrontation. Parallèlement, avec des étudiants américains, la notion que le mot idéologie n'est pas systématiquement accompagné de l'épithète « communiste » a ouvert la discussion au-delà des réponses automatiques.)

    Comment, se demande-t-on, cela a-t-il fonctionné en pratique ? Dans quelle mesure les Américains ont-ils respecté leurs croyances exprimées dans la Déclaration d'indépendance pendant les deux siècles qui l'ont suivie ?

    (Il s'agit là d'une question évidente, donc il est sage de la poser immédiatement. J'ai appris la valeur de cette méthode en Inde, où un auditeur hostile au début a admis plus tard que mon honnêteté pour confronter les échecs des États-Unis l'avait « désarmé » et rendu sa batterie de questions critiques, qu'il avait prévues, inutile. La portion de la conférence qui suit illustre une de ces questions.)

    Commençons par la valeur la plus fondamentale - la liberté. Nous savons que les signataires de la Déclaration d'indépendance n'ont pas pris à la lettre la phrase « tous les hommes naissent égaux » puisqu'ils ont continué à permettre l'esclavage des Noirs.

    (Avec des étudiants américains, je discute de l'importance économique de l'esclavage au XVIIIe siècle et des clivages produits par la question de l'esclavage à la Convention constitutionnelle de 1787. La plupart des étudiants étrangers s'intéressent davantage aux relations actuelles entre les races, et je leur ai offert, à titre de référence historique, l'explication suivante d'un sujet complexe et difficile :)

    L'esclavage a commencé en Amérique au début du XVIIe siècle lorsque les premiers captifs ont été expédiés d'Afrique. Il est resté légal dans quinze États du sud des États-Unis jusqu'à la fin de la guerre de Sécession, en 1865. À la fin de cette guerre, quatre millions de Noirs - d'anciens esclaves - ont été affranchis, mais ils ne sont pas devenus égaux aux Blancs. La plupart sont restés dans le sud des États-Unis dans un système qui les a maintenus écartés de la société jusqu'après la Deuxième Guerre mondiale. Au XXe siècle, de nombreux Noirs ont émigré vers les villes du Nord, mais la majorité sont restés dans le Sud.

    À partir des années cinquante, les Noirs ont réclamé pacifiquement, sous forme de résistance non violente, leurs droits civiques. Cela a été un grand moment de l'histoire américaine, une confirmation des valeurs américaines, car les Noirs basaient leur protestation sur le fait qu'on leur refusait leur droit américain intrinsèque à l'égalité, et la plupart des Blancs étaient d'accord avec eux. Et pourtant, le mouvement des droits de l'homme se poursuit, car bien que de grands changements dans les relations entre les races se soient produits aux États-Unis depuis les années soixante, il reste encore beaucoup à faire.

    (Comme je m'y attendais, les étudiants de l'Inde étaient ceux qui avaient le plus de mal à accepter ces déclarations sans les remettre en question parce que l'Inde est une nation multiraciale qui, comme les États-Unis, a du mal à légiférer l'égalité. Certains étudiants indiens demandent des détails spécifiques sur les résultats obtenus par les mesures antidiscriminatoires aux États-Unis. Mais ce type de questions est rare, et on ne les pose que lorsque l'exemple américain a une analogie très proche dans le pays.)

    Une autre valeur clé des États-Unis est l'individualisme et son expression politique, la démocratie. Les Américains se considèrent tout d'abord comme des individus et seulement en deuxième lieu comme membres de groupes, qu'il s'agisse d'un groupe ethnique, d'une classe sociale, d'une communauté locale ou d'une famille. Ce degré d'intérêt extrême pour l'individualisme reflète l'importance des droits de la personne énoncés dans les documents fondateurs de la nation. Il a été également renforcé par le développement concomitant du capitalisme industriel qui offrait aux particuliers la possibilité de connaître le succès et la richesse. Aux États-Unis, le capitalisme industriel a remplacé un système de production basé sur la famille, encouragé la mobilité loin de sa communauté d'origine, et démontré que tout salarié (presque toujours du sexe masculin) pouvait prospérer grâce à son travail plutôt qu'au patronage ou à l'influence de quelqu'un d'autre.

    Très proche de l'individualisme, on trouve ensuite une solide croyance en la concurrence et dans le système de la libre entreprise. C'est en faisant concurrence aux autres que l'on progresse, et non pas en coopérant avec eux. La meilleure économie, selon la plupart des Américains, est l'économie de libre entreprise, dans laquelle les compagnies et les individus se font librement concurrence sans intervention de l'État. Peu importe pour l'instant que l'économie américaine ne fonctionne pas réellement de cette façon. Beaucoup de gens y croient, et pensent que l'« ingérence », particulièrement du gouvernement, est mauvaise. Donc la « vie, la liberté et la poursuite du bonheur » se définissent alors comme l'intérêt personnel, plutôt que comme des objectifs sociaux plus larges, ou même les objectifs ou les besoins de sa propre famille. La croyance que chacun commande sa propre vie a une valeur très importante. L'un des modèles que l'on admire le plus dans la vie américaine d'aujourd'hui est celui du chef d'entreprise, l'homme qui travaille pour lui-même. On admire particulièrement le chef d'entreprise qui réussit, celui qui, comme l'explique bien le nom qu'on lui donne, est un self-made man.

    (Dans les anciens pays communistes ou socialistes, le capitalisme et les attitudes qui l'accompagnent sont nouveaux et très attrayants. J'ai délibérément introduit ce thème d'une façon qui a provoqué une discussion sur la tension entre l'individualisme et les systèmes familiaux traditionnels d'obligations économiques et sociales. Naturellement, les étudiants sont fortement attirés par les libertés qu'ils voient dans les émissions de télévision et la publicité américaines. Je n'ai jamais perdu mon temps à leur faire des sermons sur leurs dangers et leurs fausses promesses, mais j'ai essayé d'aider les étudiants russes et indiens à comprendre que leurs systèmes actuels solides d'appui familial seraient remis en question par la transition vers le capitalisme et qu'ils ressentiraient ce changement comme une perte. Parallèlement, il est souvent difficile de faire imaginer aux étudiants américains une façon de vivre prémoderne, moins individualiste. J'essaie de leur faire comprendre ce point par des techniques d'immersion : descriptions détaillées, reconstitutions historiques sur film et vidéo, visites à des sites historiques.)

    Si l'on attache tant de prix à la concurrence, qu'arrive-t-il à l'idée d'égalité ? Les Américains ne croient pas en l'égalité absolue, mais en l'égalité des chances : tout le monde doit avoir la même chance de réussir. Si l'on réussit, c'est grâce à son propre travail, parce que le système est équitable. Parallèlement, ceux qui ne réussissent pas dans la vie ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes. Ce que l'on appelle souvent le « rêve américain » nous dit que si nous travaillons dur, nous réussirons mieux que les autres. Les immigrants, aujourd'hui comme par le passé, sont parmi les gens qui croient le plus fermement au rêve américain.

    (J'ai constaté que l'immigration était un sujet de discussion très riche aussi bien en Inde qu'en Russie, car presque tout le monde connaissait quelqu'un ou avait entendu parler de quelqu'un qui venait d'émigrer aux États-Unis. Tout le monde connaissait aussi des gens à qui on avait refusé un visa ou qui avaient été obligés d'attendre plusieurs années pour émigrer. Plutôt que de discuter de la politique d'immigration actuelle des États-Unis, j'ai essayé de faire passer un message complexe : le rêve américain est bien vivant et se réalise dans la vie américaine de nombreux immigrants, mais l'immigration entraîne toujours avec elle une perte culturelle en même temps qu'elle apporte une possibilité économique. La plupart des étudiants que j'ai rencontrés - jeunes, pleins d'espoir et encore fermement enracinés dans leur famille et dans leur localité - n'avaient jamais considéré la question de la perte culturelle. Il me semblait de mon devoir de les prévenir. Avec des publics d'étudiants américains, le sujet de l'immigration confirme la double nature du processus. Bien que certains étudiants (20% peut-être) connaissent en détail la généalogie de leur famille et maintiennent précieusement les valeurs ethniques dont ils ont hérité, 40% ont peu de connaissance de l'histoire de leur famille et de leurs traditions culturelles, et n'y attachent guère d'intérêt. Ce contraste au sein du groupe même donne l'occasion de discuter de différentes idées concernant la valeur de l'identité ethnique par rapport aux besoins d'uniformité de la société. Parmi les publics d'étudiants américains, l'immigration est un bon point de départ d'une discussion sur la nature et la valeur de l'ethnicité et du multiculturalisme.)

    Les États-Unis ont toujours été, et continuent d'être, un pays d'immigrants. Le processus par lequel un immigrant devient américain est extrêmement simple. Les immigrants abandonnent peu à peu leur langue maternelle, leurs coutumes ethniques (sauf peut-être la nourriture) et, à la deuxième ou troisième génération, épousent souvent quelqu'un d'un autre groupe ethnique. C'est ce qu'on appelle le « melting pot », ou « creuset » américain, dans lequel toutes les caractéristiques ethniques distinctives se dissolvent et se fondent en un alliage composite. Pourquoi les immigrants sont-ils prêts à subir cette expérience difficile ? Parce que, pour certains, le conte de fée qui dit que l'Amérique est l'endroit où les rues sont pavées d'or s'est plus ou moins réalisé : il y a, en effet, beaucoup plus de débouchés économiques aux États-Unis que dans le pays natal. Et pourtant, cette réussite économique se paie parfois cher : par la perte de l'histoire de la famille, du groupe et de l'ethnie, qui peut mener à un sentiment de déracinement.

    Et pourtant, l'immigration est un des principaux moules de la vie américaine. Lorsque l'on considère non seulement l'immigration, mais les taux élevés de migration interne, on se rend compte rapidement que tout recommencer est l'expérience la plus courante aux États-Unis. Les Américains sont optimistes, pleins d'espoir et accueillent bien les changements parce qu'ils pensent que l'on peut les contrôler et qu'ils mèneront à une amélioration de leur situation économique.

    (Mes étudiants américains considèrent que l'optimisme est un sentiment normal ; il est donc utile, aux fins de discussion, de leur demander d'où il vient. Pour les étudiants étrangers, qui ont peut-être une vision moins optimiste du monde, la réponse est évidente : il vient du développement historique des États-Unis et se fonde sur les aspects positifs du changement et de l'optimisme envers l'avenir.)

    Bien que de nombreux immigrants ressentent fortement la nécessité de s'adapter, l'immigration et les débouchés relativement sans limite ont fait que de nombreux Américains sont assez tolérants envers la différence et la diversité. Les Américains viennent de différentes origines, ce qui a contribué à les rendre tolérants. Les grandes étendues ouvertes, l'économie ouverte et la croissance rapide se sont traduites par la capacité d'absorber de nouvelles populations ; tout cela favorise également la tolérance. Celle-ci a certes des limites qui sont à la fois raciales et liées au comportement, mais en comparaison de nombreuses autres sociétés, la société américaine est quand même plus ouverte et pratique moins la discrimination.

    (Ce qui précède est, à mon avis, la plus grande leçon que nous avons à enseigner à l'étranger et à chérir dans notre pays.)

    Nos différences façonnent également notre politique. Comme nous ne partageons pas un passé culturel commun, nous avons convenu qu'en tant que nation nous devions nous orienter vers l'avenir, et regarder en avant et non pas en arrière. Ceci a donné de bons résultats lorsque les Américains pensaient qu'ils avaient un avenir bien défini, par exemple s'établir sur le continent au XIXe siècle ou jouer un rôle très important dans la conduite des affaires du monde au XXe siècle. Mais ceci fonctionne moins bien lorsque l'avenir n'est pas clair, comme c'est le cas actuellement.

    (Le contraste entre la politique des États-Unis et celle des pays plus liés à la tradition peut souvent être important, et c'est une façon de l'explorer.)

    Aujourd'hui, néanmoins, la plupart des Américains pensent que la réussite spectaculaire de leur pays, qui est à la fois grand, riche et divers, est le résultat des valeurs américaines de « vie, liberté et recherche du bonheur ». L'individualisme et la démocratie sont partagés plus pleinement par tous ses habitants que dans tout autre pays au cours de l'histoire. La plupart des Américains sont fiers de l'histoire de leur pays telle qu'ils la comprennent, de ses valeurs et de la façon dont il s'est servi de sa puissance pour encourager le reste du monde à adopter ses objectifs. Ils considèrent que l'influence actuelle de la musique américaine, de la mode et de la télévision dans le monde entier est la confirmation du fait que ce qu'on appelle souvent « la façon de vivre des Américains » convient à tout le monde, partout.

    (La façon de vivre des Américains convient-elle à tout le monde et partout ? Les étudiants le pensent en général, mais leurs parents ne sont pas d'accord. Je me suis rendue en Inde peu après que Star TV y eut amené le feuilleton mélodramatique « Santa Barbara » dans les foyers indiens de la classe moyenne, et de nombreux parents étaient choqués de l'attraction qu'exerçaient les valeurs commerciales américaines sur leurs enfants. En tant qu'enseignante, je me suis rendu compte que si les étudiants me considéraient comme une autorité parentale sur cette question, je perdrais toute crédibilité. Une tactique bien meilleure, à mon avis, a été de me joindre aux étudiants pour analyser les émissions de télévision ou la publicité et découvrir les valeurs qu'elles portaient. Le rôle des sexes est déjà un point de départ évident. Dans la seconde partie de l'exercice, j'ai demandé aux étudiants de m'enseigner à moi, l'étrangère, comment les valeurs de la publicité se comparaient à leurs propres valeurs culturelles. Ce n'est qu'alors que nous avons pu passer à une discussion des valeurs elles-mêmes.

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    J'espère que le lecteur trouvera utile ce récit de ma méthode d'enseignement des valeurs américaines aux États-Unis et à l'étranger. J'essaie d'enseigner ce que je crois, c'est-à-dire que les valeurs américaines les plus fondamentales sont des objectifs nobles que nous devons constamment essayer d'atteindre. Dans ce sens, nous serons toujours une nation en devenir. Si, dans notre enseignement, nous réussissons à décrire ce processus, nous transformerons les valeurs américaines d'idéaux éloignés et creux en actions de chaque jour, aux États-Unis et à l'étranger.)

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    RESSOURCES DIDACTIQUES :

    La Déclaration d'indépendance (4 juillet 1776)

    Archdeacon, Thomas. Becoming American : An Ethnic History. New-York : Free Press, 1983.

    Columbo, Gary ; Cullen, Robert et Lisle, Bonnie. Rereading America. New-York : St. Martin's Press, 1995.

    Franklin, John Hope. From Slavery to Freedom, 6e édition. New-York : Alfred Knopf, 1988.

    Krœs, Rob. If You've Seen One, You've Seen the Mall : Europeans and American Mass Culture. Urbana : University of Illinois Press, 1996.

    Tocqueville, Alexis de. De la démocratie en Amérique, (nombreuses éditions).

    Mme Susan Armitage est professeur d'histoire des États-Unis et d'études de civilisation américaine à l'Université d'État du Washington à Pullman (État de Washington). Elle a été la directrice des études américaines à cette université entre 1986 et 1994. Elle a enseigné à l'université de Moscou dans le cadre d'une bourse Fulbright en 1995 et a fait des conférences pour l'USIA en Inde et en Azerbaïdjan.

    On peut la contacter par courrier électronique à :
    [email protected]

    La société américaine
    Revues électroniques de l'USIA, volume 1, numéro 15, octobre 1996