Le Vice-Président parle du rôle essentiel, même s'il reste au second plan, du gouvernement fédéral des États-Unis au niveau de l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques d'été à Atlanta. Il explique comment l'action du gouvernement fédéral se manifeste surtout par sa collaboration avec le secteur privé, l'État de Géorgie et la ville d'Atlanta. On trouvera ci-après des extraits d'une déclaration faite le 14 mai 1996 à Washington.
Aujourd'hui, la flamme olympique est transportée à dos de cheval dans les plaines du Nébraska, sur cette même piste qu'empruntait il y a cent ans le Pony Express. Cette flamme poursuivra jusqu'au stade olympique son parcours à travers notre pays et son histoire. D'ici là, beaucoup de gens auront pris part à cet événement. Dès qu'arrive son tour, chacun reprend le flambeau et court, si je puis dire, à perdre haleine.
De la même manière, l'énorme tâche de préparation des Jeux olympiques exige que chacun y participe, aussi bien l'État de Géorgie que la ville d'Atlanta. Le gouvernement fédéral doit également intervenir, surtout si nous voulons nous assurer que ces jeux du centenaire soient les mieux réussis de tous.
Le président Clinton et l'ensemble de son gouvernement sont très fiers que les États-Unis aient l'occasion d'accueillir les Jeux olympiques et paralympiques de 1996. Mais nous savons que cet honneur implique des responsabilités. Nous avons un devoir envers le peuple américain et le monde entier d'aider à mettre sur pied des jeux qui correspondent aux critères olympiques de qualité. Après tout, ce ne sont pas seulement les Jeux d'Atlanta, ce sont les Jeux des États-Unis. Et pour cette raison, le gouvernement fédéral doit donner son appui dans les domaines où lui seul peut agir de façon efficace, notamment au niveau de la sécurité, de l'accueil des visiteurs et des transports.
Durant les Jeux, il faudra en permanence aider les autorités locales à assurer la sécurité des spectateurs, qu'ils soient chefs d'État venus de l'étranger - et ils seront nombreux - ou de simples citoyens qui ont fait le voyage de leur vie pour assister aux Jeux olympiques. Il faudra également veiller au maintien de l'ordre public ; les services du renseignement devront redoubler de vigilance, et il faudra fouiller les véhicules et les colis postaux afin de déjouer toute tentative d'attentat. Seules les forces fédérales de sécurité, en collaboration avec le ministère de la défense, ont les moyens et le personnel nécessaires pour s'acquitter de ces tâches.
Pendant les quatre semaines que durent les Jeux olympiques et paralympiques, il faudra vérifier les visas des quelque quarante mille membres de la famille olympique - c'est-à-dire les athlètes, les entraîneurs, les arbitres et les journalistes venus de cent quatre-vingt-dix-sept pays. Ce total des nations participantes contient, il est intéressant de le souligner, douze pays de plus que le nombre des pays membres des Nations unies. Seuls le département d'État et le service d'immigration et de naturalisation des États-Unis peuvent assumer une telle responsabilité.
Seront présents aux Jeux plus de dix milles athlètes et deux millions de spectateurs. Afin d'assurer leur transport d'un lieu à un autre, il sera nécessaire de mettre en place et gérer un réseau de transport qui sera cet été parmi les plus importants du pays. Seul le ministère des transports a les moyens de s'acquitter de cette tâche.
En un mot, sans tout cela, sans la contribution de milliers de soldats et de représentants de la justice fédérale afin d'assurer la sécurité des Jeux, sans le contrôle des visiteurs par le gouvernement fédéral et sans notre aide à la création d'une infrastructure de transports, ces Jeux ne pourraient avoir lieu.
Cela dit, je ne prétends pas que le rôle du gouvernement fédéral au niveau de l'organisation des Jeux de cet été soit primordial - loin de là. Il s'agit plutôt d'un partenariat. Et dans le cas présent, le gouvernement fédéral est bel et bien un partenaire secondaire. Comme je l'ai déjà dit, c'est l'ACOG - le Comité d'Atlanta pour l'organisation des Jeux - l'État de Géorgie et la ville d'Atlanta qui assument les plus lourdes charges. Mais nous apporterons notre contribution.
Le montant de l'aide fédérale aux Jeux s'élève actuellement à deux cent vingt-sept millions de dollars. Mais si vous prenez en compte les dépenses des autres pays ainsi que celles de l'ACOG, cette somme se trouve replacée dans son contexte. En effet, comparée au milliard sept cent millions de dollars que l'ACOG a déboursés, notre contribution de deux cent vingt-sept millions de dollars apparaît sous un jour tout à fait différent.
La contribution du gouvernement américain est malgré tout extrêmement importante. Étant donné la situation qui prévaut dans le monde en 1996 sur le plan de la sécurité et l'obligation qui nous est faite de protéger les millions de citoyens américains et de visiteurs qui nous afflueront des quatre coins du monde, nous pensons que c'est indéniablement la seule politique responsable à adopter. Nous allons nous assurer que le maximum a été fait pour la sécurité du peuple américain, des Jeux et de ceux qui y assistent.
Le monde entier aura les yeux fixés sur nous. Les athlètes qui vont participer aux Jeux olympiques et paralympiques se sont entraînés toute leur vie pour ce moment. Ils ont franchi bien des obstacles pour parvenir au sommet de leur disciple. Galvanisés par les encouragements du président Clinton, nous nous engageons à atteindre notre objectif d'offrir au monde les meilleurs Jeux possible.
Nous promettons également qu'une fois arrivés à Atlanta, les athlètes ne rencontreront aucun obstacle sur leur chemin. Dans cette atmosphère stimulante, ils seront à même d'éprouver les limites de leur talent et de démontrer leur force physique et leur caractère de champions.
La
société américaine
Revues électroniques de l'USIA
Volume 1, numéro
5, juin 1996