Terrorisme international : otages américains




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Le Bureau de la lutte antiterroriste, que dirige l'ambassadeur Francis Taylor, coordonne toutes les mesures prises par le gouvernement américain pour améliorer la coopération avec les gouvernements étrangers dans la lutte contre le terrorisme. M. Taylor préside le Groupe de travail interagences et les équipes spéciales du département d'État chargées de la lutte contre le terrorisme afin de coordonner les réactions aux graves incidents internationaux en cours. Le coordonnateur a pour principale responsabilité d'élaborer, de coordonner et de faire appliquer la politique antiterroriste américaine.

La politique antiterroriste des États-Unis

  • premièrement, ne faire aucune concession aux terroristes et ne jamais conclure de marché avec eux ;
  • deuxièmement, traduire les terroristes en justice ;
  • troisièmement, isoler les États qui financent les terroristes et exercer des pressions sur eux pour les forcer à changer de comportement ;
  • quatrièmement, renforcer les moyens de lutte contre le terrorisme des pays qui coopèrent avec les États-Unis et qui ont besoin d'assistance.

Le gouvernement des États-Unis ne fera aucune concession aux terroristes qui détiendront en otage des ressortissants américains, qu'il s'agisse de fonctionnaires ou de particuliers. Il ne paiera aucune rançon, ne libérera aucun prisonnier, ne modifiera pas sa politique et n'acceptera de prendre aucune autre mesure susceptible d'encourager de nouveaux actes de terrorisme. En même temps, les États-Unis utiliseront toutes les ressources à leur disposition pour obtenir la libération des citoyens américains pris en otage par les terroristes. La prise d'otages est définie par le droit international (Convention internationale sur la prise d'otages adoptée le 17 décembre 1979) comme l'enlèvement ou la détention d'une personne avec menace de la tuer, de la blesser ou de continuer à la détenir afin de contraindre une tierce partie à accomplir un acte quelconque ou à s'en abstenir en tant que condition explicite ou implicite de la libération de l'otage.

L'idée selon laquelle les gouvernements sont responsables de la sécurité et du bien-être des personnes vivant sur leur territoire est internationalement acceptée. Conscients de la menace terroriste et de l'insuffisance des mesures de sécurité publique qui existent dans de nombreux pays, les États-Unis ont mis au point des programmes qui renforcent la sécurité physique et personnelle de leurs ressortissants et conclu avec le secteur privé des accords de coopération dans ce domaine. Ils ont également institué des programmes bilatéraux d'assistance antiterroriste et établi d'étroites relations avec les services de renseignement et la police de nombreux pays pour aider à prévenir les actes de terrorisme ou en venir à bout d'une manière qui empêchera leurs auteurs de profiter de leurs actes.

Les États-Unis cherchent également à traduire en justice et à châtier les terroristes et criminels qui visent le gouvernement américain ou ses ressortissants, et ils utiliseront tous les moyens juridiques disponibles à ces fins, y compris l'extradition. La politique et les objectifs des États-Unis sont clairs et le gouvernement américain les poursuit activement, à la fois indépendamment et en coopération avec d'autres gouvernements.

Le gouvernement américain estime que payer une rançon ou accorder d'autres concessions aux terroristes pour obtenir la libération d'otages accroît le risque de nouvelles prises d'otages. C'est pourquoi sa politique rejette toute demande de rançon, d'échange de prisonniers et de négociation avec les terroristes contre la libération des otages. En même temps, il déploie le maximum d'efforts, y compris des contacts avec les représentants des ravisseurs, pour obtenir la libération des otages.

Les États-Unis encouragent vivement les sociétés et les particuliers américains à ne pas payer de rançon. Ils estiment que de bonnes mesures de sécurité, l'engagement de dépenses relativement modestes dans ce domaine et une coopération suivie avec les ambassades et les autorités locales peuvent diminuer les risques courus par les Américains dans les régions dangereuses.

Le gouvernement américain se soucie du bien-être de ses ressortissants, mais il ne saurait approuver les requêtes exigeant que des gouvernements hôtes violent leurs propres lois ou renoncent à leurs responsabilités normales en matière de respect de l'ordre public. En revanche, si l'organisation ou la société qui emploie les otages coopère étroitement avec les autorités locales et applique la politique des États-Unis, les missions diplomatiques américaines feront l'impossible pour que l'incident se termine de façon satisfaisante. Cela comprend l'offre, dans la mesure du raisonnable, de services administratifs et, si les autorités locales et l'organisation américaine le désirent, une pleine participation aux séances stratégiques. Les demandes d'assistance technique ou d'expertise adressées au gouvernement américain seront examinées au cas par cas. La pleine participation du gouvernement américain dépendra du résultat de l'analyse de chaque cas particulier.

Si une organisation ou société américaine cherche à obtenir la libération d'otages en payant une rançon ou en faisant pression sur le gouvernement hôte en vue de concessions politiques, les services diplomatiques américains limiteront leur participation à des services administratifs essentiels, notamment en facilitant les contacts avec les autorités locales. Le gouvernement hôte et la partie américaine doivent comprendre que s'ils recourent à une solution différente de celle que prévoit la politique américaine, ils le feront sans l'approbation ni la coopération des autorités américaines. Le gouvernement américain ne saurait participer à l'élaboration et à l'application d'une stratégie comportant le paiement d'une rançon. Les missions diplomatiques américaines peuvent cependant maintenir un contact discret avec les parties pour se tenir au courant de l'évolution de la situation.

Conformément à la législation américaine actuelle (U.S. Law 18 USC 1203 , ou Loi pour la prévention et le châtiment du crime de prise d'otage), votée en octobre 1984 en application de la Convention de l'ONU sur la prise d'otages, l'enlèvement d'un ressortissant américain, où que ce soit dans le monde, est un acte criminel, de même que les enlèvements dans lesquels le gouvernement des États-Unis est la cible ou si l'auteur d'une prise d'otage est un ressortissant américain. En conséquence, de tels actes donnent lieu à une enquête du Bureau fédéral d'enquête (FBI) et leurs auteurs sont passibles de poursuites par les autorités américaines. Les actions de particuliers ou d'entités ayant pour effet d'aider et de soutenir les prises d'otages, de les dissimuler aux autorités ou de faire obstruction à l'enquête peuvent elles-mêmes constituer une infraction à la loi américaine.

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Source : Bureau du coordonnateur de la lutte antiterroriste, département d'État des États-Unis

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