LES ACTIVITÉS DE L'ONU DANS LE DOMAINE HUMANITAIRE
(Document de référence comprenant des
données numériques
de la Maison-Blanche sur la
contribution des États-Unis)
L'aide internationale destinée à faire face aux grandes crises humanitaires exige de la planification, de la coordination, de la logistique, de la diplomatie et des fonds. L'Organisation des Nations unies joue, dans tous ces domaines, un rôle de premier plan que coordonne son Département des affaires humanitaires.
Elle fournit cette aide humanitaire principalement par l'intermédiaire de six institutions spécialisées et catalyse l'action des gouvernements et celle des organisations humanitaires intergouvernementales et non gouvernementales.
De juin 1992 à juin 1995, l'ONU a lancé 52 appels en vue de financer des programmes visant à aider quelque 180 millions de personnes dans une trentaine de pays. Sur les quelque 11,4 milliards de dollars qu'elle cherchait à obtenir, elle en a reçu 7,3 milliards.
Institutions spécialisées
(Les renseignements ci-dessous sont extraits d'un rapport du président Clinton au Congrès pour l'année 1995. Ce rapport a été publié en novembre 1996 par le Bureau du département d'État chargé des relations avec les organisations internationales.)
Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO)
La FAO a été créée en 1945, à Rome, pour promouvoir la sécurité alimentaire grâce à l'amélioration de la nutrition, à l'augmentation de la production vivrière, à l'amélioration de la distribution des produits agricoles et alimentaires et à celle du niveau de vie des ruraux.
Les États-Unis et les autres principaux contributeurs ont continué à encourager la FAO à prendre une part plus active à la réforme d'ensemble du système de l'ONU et à faire preuve d'une plus grande transparence dans sa prise de décisions. Étant donné l'austérité qui caractérise les perspectives de financement des organisations internationales, les États-Unis ont recherché et obtenu une réduction importante du budget de la FAO pour 1996-1997 par rapport à celui des deux années précédentes. Le budget de 650 millions de dollars qui résulte de ces efforts représente un important progrès vers une plus grande transparence et vers un plus grand contrôle par les États membres.
Contribution des États-Unis : le budget de fonctionnement de la FAO provient en totalité de son budget ordinaire, qui est financé par les contributions de ses membres sur la base du barème des quotes-parts de l'ONU et par des activités extrabudgétaires menées avec le PNUD, les autres organisations internationales de développement et les contributions des donateurs bilatéraux aux fonds d'affectation spéciale. La contribution des États-Unis était fixée à 78,6 millions de dollars pour l'année civile 1995, ce qui correspondait à 25 % du total.
Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF)
L'UNICEF a été fondé en 1946 pour faire face aux besoins d'urgence des enfants au lendemain de la seconde guerre mondiale. Il continue à fournir des secours aux enfants et aux mères victimes de catastrophes naturelles ou causées par l'homme dans des pays comme la Bosnie, Haïti, le Rwanda, le Soudan et l'Afghanistan. Toutefois, l'UNICEF a évolué au cours des années pour devenir principalement une agence de développement à la recherche de solutions à long terme aux besoins des enfants et des mères des pays en voie de développement du monde entier.
Les relations entre l'UNICEF et les États-Unis sont étendues et solides. Que ce soit au siège de cette institution ou sur le terrain, les spécialistes de la santé et de l'éducation de l'UNICEF, du gouvernement des États-Unis et d'organisations non gouvernementales américaines travaillent ensemble en faveur de la protection infantile et d'activités liées au développement.
Contribution des États-Unis : en 1995, le gouvernement des États-Unis a versé 100 millions de dollars aux programmes de base de l'UNICEF, faisant une fois de plus de ce pays le plus important bailleur de fonds de cette institution. Il a également fourni 28,5 millions de dollars en 1995 pour les programmes supplémentaires et d'urgence, et une organisation non gouvernementale américaine (U.S. National Committee) a versé 13,8 millions de dollars provenant de la vente de cartes de voeux et autres articles de l'UNICEF.
Programme des Nations unies pour le développement (PNUD)
Le PNUD est un fonds qui reçoit des contributions volontaires et qui finance le plus important programme multilatéral d'assistance technique aux pays en voie de développement. Il se concentre de plus en plus sur les pays les moins développés et sur l'acquisition de moyens nationaux de gérer les activités liées au développement. Dans l'ensemble, il fournit au total environ 1 milliard de dollars d'assistance technique par an à titre gratuit. Les programmes du PNUD, qui visent à assurer une bonne conduite des affaires publiques, le relèvement des pays déchirés par la guerre et l'élimination de la pauvreté, créent un monde qui est plus propice aux intérêts politiques, économiques et commerciaux des États-Unis.
Contribution des États-Unis : en 1995, les États-Unis ont versé au PNUD une contribution de 113 millions de dollars, soit 12 % du montant total des contributions des États, qui se chiffrait à 925 millions de dollars. Là encore, la contribution des États-Unis est la plus importante.
Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR)
Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, qui a été créé en 1951, a deux fonctions principales : fournir une protection internationale aux réfugiés et rechercher des solutions durables à leurs problèmes. Depuis son établissement, il a aidé plus de 30 millions de réfugiés à retrouver une vie normale.
Contribution des États-Unis : les États-Unis sont le principal contributeur à l'aide humanitaire aux réfugiés du monde entier. Pour l'année budgétaire 1997, le montant des crédits affectés par le Congrès est d'environ 650 millions, dont 468 millions sont destinés aux programmes d'aide. Ces fonds sont fournis pour la plupart par le truchement d'organismes internationaux dont le principal est le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.
Programme alimentaire mondial (PAM)
Le PAM est le principal organisme utilisé par les Nations unies pour l'acheminement de l'aide alimentaire, y compris les secours alimentaires et l'aide au développement accordés sous forme de dons. Etabli à Rome en 1963 sous les auspices de l'ONU et de la FAO, le PAM utilise des denrées et des fonds fournis par les pays donateurs pour soutenir les programmes de développement économique et social, les programmes prolongés d'aide aux réfugiés et aux personnes déplacées et les secours alimentaires d'urgence en cas de catastrophe naturelle ou de crise causée par l'homme.
Le PAM fonctionne exclusivement grâce aux contributions volontaires, en nature et en espèces, des États. Pour 1995, le PAM a recueilli 1,6 milliard de dollars, dont les deux tiers en denrées alimentaires et un tiers en espèces.
Contribution des États-Unis : les États-Unis ont fourni près du tiers du total des ressources du PAM en 1995, soit 486 millions de dollars en denrées alimentaires et frais de transport, dont 428 millions de dollars au titre du chapitre II de la loi PL 480 administrés par l'USAID, ainsi que 15,5 millions en provenance d'autres postes budgétaires de l'USAID et 37,4 millions de dollars par l'intermédiaire du département d'État.
Organisation mondiale de la santé (OMS)
Les efforts déployés par les États-Unis en 1995 en vue d'obtenir une réduction du budget de l'OMS ont reçu une grande publicité. L'OMS avait déclaré qu'elle avait besoin d'augmenter son budget de 16,24 % par rapport à celui de l994-1995 pour assurer le même niveau de programmes de santé. En raison de l'incertitude qui planait sur le montant des crédits qui seraient votés par le Congrès et sur la possibilité qu'auraient les autres membres de verser leur quote-part, les États-Unis se sont opposés à toute augmentation du budget de cette organisation. Après de longues négociations, l'Assemblée mondiale de la santé a approuvé, pour 1996-1997, un budget de fonctionnement de 842,7 millions reflétant une augmentation de 2,5 % par rapport aux deux années précédentes.
Contribution des États-Unis : l'OMS a fixé la contribution des États-Unis à 107,4 millions de dollars pour chacune des deux années du budget biennal. La délégation américaine s'est déclarée satisfaite de la réduction du budget de l'OMS, tout en indiquant qu'elle ne pouvait se joindre au consensus en raison de la crainte des États-Unis de ne pouvoir payer leur quote-part. À la fin de l'année, les États-Unis avaient versé 10,4 millions de dollars à l'OMS, sur une quote-part totale de 104,3 millions pour l'année civile 1995. Ils devaient en outre 13,4 millions pour les années antérieures à 1995.