PORTRAIT DES PRINCIPAUX RESPONSABLES DE
LA POLITIQUE
ÉTRANGÈRE
DU GOUVERNEMENT CLINTON
MADELEINE ALBRIGHT
Secrétaire d'État (ministre des affaires
étrangères)
Mme Madeleine Albright, la première femme à occuper le poste de secrétaire d'État des États-Unis, était déjà membre du groupe de responsables de la politique étrangère des États-Unis depuis janvier 1993, date à laquelle elle a assumé les fonctions de représentante permanente des États-Unis auprès de l'Organisation des Nations unies.
Née en Tchécoslovaquie et naturalisée américaine, Mme Albright a fait partie du cabinet présidentiel ces quatre dernières années, ce qui lui a valu de voyager dans le monde entier pour promouvoir la politique étrangère des États-Unis.
Les États-Unis, a-t-elle déclaré en janvier 1997, lors de sa prestation de serment, « doivent formuler et financer un service diplomatique de classe internationale pour compléter des forces armées de classe internationale ». Le gouvernement « doit expliquer » aux Américains sa politique étrangère et son ordre de priorité dans ce domaine en recourant à « une logique qu'ils peuvent saisir et à des arguments qu'ils peuvent rattacher à leur propre vie ».
Avant d'être nommée à l'ONU, Mme Albright était présidente du Centre d'études de politique nationale, organisme sans but lucratif créé en 1981 par des représentants de l'administration, de l'industrie, du monde syndical et des milieux enseignants. Ce centre est voué à la recherche et à la promotion de l'étude et de la discussion de questions intérieures et internationales.
En tant que professeur chargée de recherches en affaires internationales et directrice du programme de promotion des femmes dans la carrière diplomatique à l'Ecole de la diplomatie de l'université de Georgetown, elle donnait des cours sur les affaires internationales et sur la politique étrangère des États-Unis, de la Russie, de l'Europe centrale et de l'Europe de l'Est.
De 1981 à 1982, elle avait bénéficié d'une bourse Woodrow Wilson de recherche au Centre Woodrow Wilson de l'Institut smithsonien. Elle était également chargée de recherche en affaires soviétiques et est-européennes au Centre d'études stratégiques internationales .
De 1978 à 1981, Mme Albright était membre du personnel du Conseil national de sécurité et de la Maison-Blanche et responsable des projets de loi relatifs à la politique étrangère. Elle avait été précédemment première assistante législative du sénateur Edmund Muskie, de 1976 à 1978. Elle a obtenu une licence en sciences politiques, avec félicitations de jury, du collège universitaire Wellesley, étudié à l'Ecole d'études supérieures internationales de l'université Johns Hopkins, reçu un certificat de l'Institut russe de l'Université Columbia ainsi qu'une maîtrise et un doctorat du département de droit public et d'administration publique de l'université Columbia. Mme Albright a trois filles.
WILLIAM COHEN
Ministre de la défense
Après avoir passé vingt-quatre années au Congrès des États-Unis, M. William Cohen se réjouissait à l'idée de retourner à la vie privée lorsque le président Clinton lui a demandé d'accepter le poste de ministre de la défense.
M. Cohen, qui a quitté le Congrès en 1996 après avoir représenté son État, le Maine, pendant six ans à la Chambre des représentants et dix-huit ans au Sénat, est le premier membre républicain du cabinet présidentiel. L'approbation unanime, par le Sénat, de sa nomination à ce poste « est une nette indication de l'intention du Sénat de travailler de façon constructive, dans un esprit bipartite, pour préserver et renforcer notre sécurité nationale », a déclaré le président Clinton lors de la prestation de serment de M. Cohen.
Qualifié de modéré à conservateur à l'égard de la défense et des questions de politique étrangère, M. Cohen, qui était membre de la commission sénatoriale des forces armées, est partisan de forces navales puissantes et a contribué à l'élaboration d'un compromis bipartite sur la politique en matière de missiles antimissiles.
La protection et la promotion des intérêts des États-Unis dans le monde « exigent une politique judicieuse et la puissance militaire nécessaire pour épauler cette politique. Les États-Unis ne peuvent pas se permettre d'être le gendarme du monde, mais ils ne peuvent pas non plus devenir prisonniers des événements mondiaux », a-t-il déclaré peu après sa prestation de serment.
M. Cohen a exercé une grande influence au Congrès sur les questions touchant à la sécurité internationale. Ses efforts ont mené à la création de la Force de déploiement rapide, qui a été ensuite incorporée dans le Commandement central des États-Unis (couvrant l'Afrique du Nord-Est, le Proche-Orient et l'Asie du Sud-Ouest), et du programme de mise en position préalable de la flotte, deux mesures qui ont beaucoup contribué au succès des forces de la coalition multinationale lors de la guerre du Golfe. En tant que membre de la commission sénatoriale du renseignement, dont il fut le vice-président de 1987 à 1991, il a participé à la rédaction de la loi de 1991 sur la réforme du renseignement et de la législation visant à remanier les services de contre-espionnage et à mettre les États-Unis à l'abri de l'espionnage politique et industriel étranger.
Diplômé de la faculté de droit de l'université de Boston, M. Cohen a été, de 1989 à 1997, membre du conseil d'administration du Conseil des affaires étrangères et a présidé, en 1996, le groupe d'étude de ce conseil sur le Proche-Orient. Il a également présidé de nombreux groupes d'étude et commissions au Centre d'études stratégiques et internationales, à l'Ecole des études supérieures internationales et à l'Institut Brookings, concernant des questions allant de la réorganisation du ministère de la défense à l'élargissement de l'OTAN et à l'élimination des armes chimiques.
Depuis 1985, M. Cohen dirige la délégation des États-Unis, composée de haut fonctionnaires et de membres du Congrès, à la conférence de Munich sur la politique en matière de sécurité, qui réunit des hauts fonctionnaires des pays membres de l'OTAN et du Partenariat pour la paix. Il a dirigé la délégation américaine au Dialogue américano-arabe qui s'est tenu au Caire et au Dialogue du Pacifique qui a eu lieu à Kuala Lumpur, deux conférences régionales sur la sécurité et sur les questions économiques.
SAMUEL BERGER
Conseiller du Président en matière de
sécurité nationale
M. Samuel Berger, que M. Clinton a nommé en décembre dernier au poste de conseiller du Président en matière de sécurité nationale, le poste le plus élevé au sein du Conseil de la sécurité nationale, était, durant le premier mandat de M. Clinton, son conseiller adjoint chargé des affaires relatives à la sécurité nationale.
M. Clinton l'a choisi en remplacement de M. Anthony Lake, auquel il vient de confier la direction de l'Agence centrale du renseignement. En annonçant sa nomination, M. Clinton a fait remarquer que M. Berger avait contribué à constituer l'équipe gouvernementale chargée de la politique étrangère et donné à celle-ci « son orientation, ses conseils et sa communauté d'objectifs ».
« Le Président a précisé qu'il voulait renforcer les réalisations de son premier mandat et qu'il prévoyait un programme d'action en politique étrangère, tant pour notre pays que pour lui-même », a déclaré plus tard M. Berger à la presse.
Avocat spécialisé dans le commerce international et le droit administratif, M. Berger a été le principal conseiller de M. Clinton en politique étrangère durant la campagne électorale de 1992. Après son élection, M. Clinton le nomma directeur adjoint de la transition chargé de la sécurité nationale, lors du transfert du pouvoir du gouvernement Bush au gouvernement Clinton.
M. Berger a occupé des postes divers dans la fonction publique : il a été l'assistant spécial d'un ancien maire de New York, John Lindsay, assistant législatif de l'ancien sénateur de l'Iowa, Howard Hughes, et d'un des représentants de New York, Joseph Resnick, ainsi que le directeur adjoint du service de politique prévisionnelle au département d'État de 1977 à 1980, sous la direction de M. Anthony Lake. À ce dernier poste, M. Berger s'est occupé d'un vaste éventail de questions relatives à l'économie internationale, à la sécurité et à la politique étrangère.
Avant de faire partie du gouvernement Clinton, M. Berger avait pratiqué le droit à Washington, au sein du cabinet d'avocats Hogan & Hartson (1973-1977 et 1981-1992), où il était avocat associé et directeur du groupe sur le commerce international. Il est titulaire d'une licence de l'université Cornell (1967) et d'un diplôme de droit de l'université Harvard (1971). Il est marié et père de trois enfants.
ANTHONY LAKE
Directeur désigné de l'Agence centrale du
renseignement
M. Anthony Lake, que le président Clinton a nommé directeur de l'Agence centrale du renseignement (CIA), était, depuis janvier 1993, conseiller du Président en matière de sécurité nationale, le poste le plus important au sein du Conseil de la sécurité nationale. Le Sénat n'a pas encore entériné sa nouvelle nomination.
En annonçant sa nomination, M. Clinton a dit que, durant les quatre dernières années, M. Lake avait « utilisé la puissance de son esprit, la fermeté de son caractère, la force de son intégrité pour s'attaquer aux problèmes les plus ardus auxquels nous ayons à faire face. Je ne pourrais donner de meilleure preuve de ma volonté de maintenir la puissance et l'efficacité de notre Agence centrale du renseignement qu'en demandant à Anthony Lake de prendre la direction de cette agence et de faire partie de mon cabinet. »
Par la suite, M. Lake s'est déclaré convaincu que le rôle de l'Agence centrale du renseignement était « plus important que jamais dans l'après-guerre, pour nous défendre contre le terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive, pour expliquer clairement les activités des gouvernements dans un monde de plus en plus complexe et pour communiquer les faits sans fard au Président afin qu'il puisse prendre des décisions judicieuses à une époque de changements accompagnés de promesses ».
M. Lake, qui était également le conseiller principal en politique étrangère de MM. Clinton et Gore durant leur première campagne électorale, a débuté sa carrière dans le service diplomatique américain en 1962, en étant affecté au Vietnam. Il démissionna de son poste auprès du conseiller pour la sécurité nationale, M. Henry Kissinger, quand le président Nixon décida de bombarder les forces vietnamiennes au Cambodge. À son retour dans l'administration en 1977, il fut directeur du service de politique prévisionnelle au département d'État sous la présidence de M. Carter. De 1981 à 1992, M. Lake a été professeur chargé des relations internationales au collège universitaire Amherst, puis au collège universitaire de Mount Holyoke, tous les deux situés dans le Massachusetts. Il est l'auteur de plusieurs livres, notamment Somoza Falling (La chute de Somoza), et coauteur du livre Our Own worst enemy : The Unmaking of American Foreign Policy (Notre pire ennemi, c'est nous : le démantèlement de la politique étrangère américaine).
BILL RICHARDSON
Représentant permanent des États-Unis auprès
de l'Organisation des Nations unies
L'homme choisi par le président Clinton comme représentant permanent des États-Unis auprès de l'ONU, M. Bill Richardson, s'est fait, sur la scène internationale, une réputation d'habile négociateur en obtenant la libération de nombreuses personnes, américaines et autres, qui étaient détenues dans divers pays.
Latino-Américain en vue et membre du Congrès depuis quatorze ans, M. Richardson a déclaré aux journalistes, le jour où il a présenté ses lettres de créance au secrétaire général de l'ONU, M. Kofi Annan : « Une nouvelle période s'ouvre dans les relations entre les États-Unis et les Nations unies, et je souhaite incarner ce changement (...) Je souhaite constituer un pont vers l'Asie, l'Afrique et l'Amérique latine en ma qualité d'ambassadeur des États-Unis auprès de l'ONU. »
M. Richardson a été membre de la Chambre des représentants des États-Unis de 1982 à 1996. En sa qualité de chef de file adjoint des parlementaires démocrates, l'un des postes les plus élevés de la Chambre des représentants, il a été l'auteur de nombreux projets de loi et amendements sur la politique étrangère, la défense, l'environnement, l'énergie, la santé et les Amérindiens. Il a été le membre démocrate le plus influent de la sous-commission des parcs nationaux, des forêts et des terres domaniales. Il a également fait partie de la commission du commerce, de la commission spéciale du renseignement et de la Commission de sécurité et de coopération en Europe. Il était, au Congrès, l'un des ardents défenseurs de l'expansion du commerce dans le continent américain et de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). Il a également joué un rôle de premier plan pour soutenir le projet de loi sur l'assainissement de l'air et de l'eau ainsi que les textes de loi relatifs aux déversements accidentels de pétrole.
Il a participé à des missions diplomatiques délicates en tant qu'envoyé spécial du président Clinton. C'est ainsi qu'en 1995 il a eu une entrevue avec le président irakien Saddam Hussein pour négocier la libération de deux Américains. En 1994, il a obtenu la libération de deux pilotes américains détenus par la Corée du Nord.
Par ailleurs, M. Richardson a eu deux entrevues avec le président cubain Fidel Castro en 1996 en vue d'obtenir la libération de trois prisonniers. Il a présidé l'équipe d'observateurs américains aux élections qui ont eu lieu au Guatemala, au Nicaragua et en Allemagne de l'Est.
Il a figuré en 1995 parmi les candidats au prix Nobel de la Paix et a été décoré par le gouvernement mexicain de l'Aigle aztèque, la plus haute distinction décernée par ce pays à un étranger.
Fils d'un banquier américain et d'une Mexicaine, M. Richardson a passé sa jeunesse au Mexique. Il est titulaire d'une maîtrise de la faculté de droit et de diplomatie de l'université Tufts.
JOSEPH DUFFEY
Directeur de l'Agence d'information des États-Unis
En sa qualité de directeur de l'Agence d'information des États-Unis (USIA), M. Joseph Duffey a pour mission d'adapter la diplomatie publique américaine aux défis du XXIe siècle. En le nommant à ce poste en avril 1993, le président Clinton a déclaré : « La vaste expérience que M. Duffey possède dans le domaine de l'enseignement supérieur, des communications et des affaires étrangères sera pour lui un atout précieux quand il prendra la direction de l'USIA et qu'il s'emploiera à promouvoir les idéaux de démocratie et de liberté à l'étranger. »
Avant même de terminer ses études universitaires, le goût qu'il portait à la vie intellectuelle s'accompagnait chez M. Duffey d'une participation active à la chose publique. C'est ainsi que, dans les années soixante, il a pris part au mouvement en faveur des droits civiques et à la campagne contre la guerre du Vietnam, tout en préparant une maîtrise et un doctorat.
La rédaction de sa thèse ne l'a pas empêché de participer à la campagne infructueuse d'Eugène McCarthy pour l'investiture du parti démocrate, lors de l'élection présidentielle de 1968. Deux ans plus tard, il a lui-même brigué sans succès l'un des deux sièges de sénateur du Connecticut. Un jeune étudiant en droit de l'université Yale du nom de Bill Clinton l'a alors aidé dans sa campagne.
En 1977, après avoir donné des cours dans plusieurs grandes universités et consacré de nombreux articles à des questions sociologiques et politiques, M. Duffey a été nommé par le président Jimmy Carter secrétaire d'État adjoint chargé des affaires éducatives et culturelles. L'année suivante, il est devenu président de la Fondation nationale des sciences et des arts, poste qu'il a conservé jusqu'à la seconde année de mandat du président Reagan. À ce poste, il dirigeait un programme national complexe de subventions en faveur de musées, d'organismes de recherche, d'émissions de télévision et de bibliothèques. Il a également été à deux reprises (1978 et 1980) délégué des États-Unis à la Conférence générale de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO). En 1991, il a été nommé chef de la délégation d'observateurs américains aux élections nationales en Ethiopie.
En 1982, M. Duffey a repris des fonctions dans l'enseignement supérieur en tant que chancelier de l'université du Massachusetts à Amherst. Il a assumé ultérieurement la responsabilité de l'ensemble du réseau de l'université du Massachusetts. En 1991, il a été nommé président de l'université Américaine, poste qu'il a occupé jusqu'à ce qu'il devienne le treizième directeur de l'USIA.
M. Duffey a reçu des diplômes honorifiques de quatorze établissements d'enseignement supérieur des États-Unis. Il s'est également vu décerner un doctorat honoris causa de l'université Ritsemaken du Japon. En 1980, il a été fait commandeur de l'Ordre de la Couronne par le roi de Belgique. Il est, depuis 1979, membre du Conseil des affaires étrangères.
M. Duffey est marié et père de quatre fils.
CHARLENE BARSHEVSKY
Représentante des États-Unis aux
négociations commerciales internationales
Lorsqu'en décembre 1996 le président Clinton l'a nommée représentante des États-Unis aux négociations commerciales internationales, Mme Charlene Barshevsky exerçait déjà ces fonctions depuis plusieurs mois, en remplacement de M. Mickey Kantor.
En janvier, M. Orrin Hatch (sénateur républicain) a déclaré à son sujet : « Durant toutes les années que j'ai passées au Sénat, je n'ai le souvenir d'aucun candidat à ce poste qui ait joui d'un soutien aussi général de la part des deux partis politiques comme du public. » La commission sénatoriale des finances a approuvé à l'unanimité sa nomination, et le Sénat l'a entérinée en séance plénière le 5 mars.
Avant de devenir représentante par intérim des États-Unis aux négociations commerciales internationales, Mme Barshevsky a été, pendant trois ans, l'adjointe principale du titulaire de ce poste et a joué un rôle clé dans l'élaboration et la poursuite des objectifs de la politique commerciale du gouvernement Clinton. Elle a notamment contribué à la conclusion de nombreux accords commerciaux et traités sur les investissements. Ses responsabilités portaient sur de vastes zones, dont la région Asie-Pacifique et l'Amérique latine, et sur des dossiers sectoriels tels que la propriété intellectuelle et les investissements américains dans le monde.
Mme Barshevsky faisait auparavant partie du cabinet d'avocats Steptoe and Johnson, à Washington, où elle s'est spécialisée dans le droit commercial international pendant dix-huit ans et où elle a coprésidé le groupe des activités internationales de ce cabinet.
Tout au long de sa carrière, Mme Barshevsky a consacré de nombreux articles à la politique et à la législation américaines et internationales en matière de commerce international, donné des conférences et fait des exposés maintes fois au Congrès sur ces questions.
Elle est très active au sein des nombreuses associations professionnelles auxquelles elle appartient. Elle est notamment vice-présidente chargée des questions de droit international et membre du conseil d'administration de l'Association du barreau américain.
Elle est titulaire d'une licence de l'université du Wisconsin (1972) et d'un doctorat en droit de l'université Catholique de Washington (1975).
Elle vit à Washington avec son époux, Edward Cohen, et ses deux filles.
ROBERT RUBIN
Ministre des finances
M. Robert Rubin a prêté serment le 10 janvier 1995, durant le premier mandat du président Clinton, en tant que soixante-dixième ministre des finances des États-Unis, après que le Sénat eut approuvé à l'unanimité sa nomination à ce poste. Le Président s'est déclaré heureux, en décembre dernier, de voir M. Rubin demeurer à son poste. « Le ministère des finances n'a jamais été en de meilleures mains », a-t-il affirmé.
Avant de devenir ministre, M. Rubin a occupé pendant deux ans, à la Maison-Blanche, les fonctions de conseiller du Président chargé des dossiers économiques. À ce titre, il dirigeait les activités du Conseil économique national, groupe créé par le président Clinton pour coordonner l'élaboration de la politique commerciale nationale et internationale du gouvernement.
M. Rubin avait précédemment passé vingt-six ans au sein de la société d'investissements Goldman, Sachs and Company, à New York. Il y était entré en 1966 en tant qu'associé, était devenu partenaire en 1971 et membre du conseil de gestion en 1980. M. Rubin a été vice-président et codirecteur administratif de cette société de 1987 à 1990 et associé principal et coprésident de 1990 à 1992.
Auparavant, il avait exercé le droit pendant deux ans au sein du cabinet d'avocats Cleary, Gottlieb, Steen and Hamilton à New York.
M. Rubin a reçu de l'université Harvard un diplôme d'économie, avec félicitations du jury, en 1960, un diplôme de droit de l'université Yale en 1964 et étudié à la London School of Economics.
Né à New York le 29 août 1938, il est marié et père de deux fils d'âge adulte.
WILLIAM DALEY
Ministre du commerce
Fils du légendaire maire de Chicago Richard Daley et frère du maire actuel de cette ville, M. William Daley a reçu une formation d'avocat et d'homme d'affaires. Il a travaillé brièvement pour le gouvernement Clinton, de septembre à novembre 1993, en tant que conseiller spécial du Président pour l'Accord nord-américain de libre-échange (ALENA).
Récemment, il a assuré la coprésidence de la commission indépendante Chicago 96 chargée de coordonner les activités des services municipaux de Chicago en prévision de la Convention nationale du parti démocrate qui s'est tenue dans cette ville en août 1996.
M. Daley a été, de 1985 à 1990, puis de nouveau en 1993, associé au sein du cabinet d'avocats Mayer, Brown and Platt de Chicago, où il se spécialisait dans les relations entre les milieux d'affaires et l'administration publique. Il a participé à l'expansion du bureau washingtonien de ce cabinet juridique.
De 1990 à 1993, il a été président-directeur général de la banque Amalgamated Bank of Chicago, où il était entré en 1989 en tant que vice-président. De 1975 à 1985, il a fait partie du cabinet d'avocats Daley & George, à Chicago.
M. William Daley est membre du Conseil de Chicago sur les relations extérieures et du Club économique de Chicago. Nommé par le président Carter, en 1977, membre du Conseil consultatif sur les débouchés économiques, il a occupé ce poste jusqu'en 1980. En 1992, il a été président, pour l'Illinois, de la campagne électorale de MM. Clinton et Gore.
Lors de l'audience qui a précédé l'approbation de sa nomination par la commission du commerce, M. Daley a préconisé la poursuite des efforts que le gouvernement déploie en vue d'aider les hommes d'affaires américains à trouver de nouveaux débouchés à l'étranger et à assurer le respect, par les partenaires commerciaux des États-Unis, des accords visant à garantir l'équité et la liberté des échanges.
« Nos concurrents ne laissent pas leurs hommes d'affaires se débrouiller entièrement seuls sur le marché mondial et nous ne devrions pas le faire non plus, a-t-il dit. Par ailleurs, nous ne devrions pas exposer nos travailleurs aux pratiques commerciales déloyales. Au-dessus d'une des portes d'entrée du ministère du commerce est gravé ce conseil de Benjamin Franklin : « Le commerce entre nations doit être loyal et équitable ». C'est une règle que j'appliquerai moi-même ».
M. William Daley est licencié de l'université Loyola de Chicago et diplômé de la faculté de droit John Marshall de Chicago. Il est marié et père de trois enfants.
Les objectifs de politique
étrangère des États-Unis
Revue
électronique de l'USIA, volume 2, numéro 1, mars
1997