LE FMI ET LA R・ORME
DE L'ARCHITECTURE FINANCI・E
MONDIALE
Entretien avec Mme Karin Lissakers, du Conseil
d'administration
du
Fonds mon・aire international
Les crises financi・es qui se manifestent en Asie et ailleurs d・ontrent ?quel point il est important que les gouvernements fournissent en temps voulu des informations ・onomiques exactes et qu'ils supervisent correctement leur syst・e bancaire, d・lare Mme Karin Lissakers, administratrice nomm・ par les ・ats-Unis au Conseil d'administration du Fonds mon・aire international, dont les vingt-quatre membres sont responsables de la conduite des affaires courantes du FMI.Le Fonds s'efforce pr・is・ent de soutenir les d・arches entreprises en ce sens dans le cadre plus g・・al de la r・orme de l'architecture financi・e mondiale, ce qui l'am・e notamment ? encourager l'adoption d'une norme uniforme relative aux donn・s financi・es et ?insister, dans ces programmes, sur l'adoption de r・ormes dans le secteur financier, ajoute Mme Lissakers.
Propos recueillis par M. Warner Rose, r・acteur de l'USIA.
Question - Quel r・e le FMI joue-t-il dans le mouvement engag?par les pays industriels du Groupe des Sept en vue de r・ormer l'architecture financi・e mondiale ?
Mme Lissakers - Ce mouvement a vu le jour au moment de la r・nion au sommet des Sept ?Naples, en 1994, lorsque le pr・ident Clinton a fait valoir la n・essit?d'examiner la base institutionnelle de la coop・ation ・onomique internationale qui avait ・?cr蜑e ? l'・oque o?la Deuxi・e Guerre mondiale tirait ?sa fin car il fallait se demander si elle r・ondait encore aux besoins d'une ・onomie mondiale moderne. Le d・at s'est intensifi?apr・ la crise financi・e qui a secou?le Mexique en 1994 et en 1995, et celle que traverse actuellement l'Asie n'a fait que l'aviver.
Le FMI joue un r・e central dans ce d・at, et ce pour un certain nombre de raisons, ?commencer par son caract・e quasi-universel - cent quatre-vingt-deux pays en sont membres- et par l'obligation qu'il a de sauvegarder l'int・rit?et la stabilit?du syst・e mon・aire international.
?cet ・ard, le FMI doit exercer une surveillance r・uli・e sur la politique ・onomique de chaque pays membre et tenir des consultations annuelles. Conform・ent ?l'Article IV des Statuts, ces consultations permettent au Fonds d'engager un dialogue de politique g・・ale avec les pays membres et de discerner ainsi des probl・es pr・is avant m・e qu'ils ne surgissent, ou pour y porter rem・e le cas ・h・nt. C'est une surveillance que les ・ats membres sont tenus d'accepter.
Le Fonds participe activement aux trois grands volets du d・at sur l'architecture financi・e mondiale, ?savoir transparence et responsabilit?politique, renforcement des syst・es financiers et int・ration du secteur priv??la gestion et au r・lement de la crise ・onomique.
Le volet relatif ?la transparence et ?la responsabilit? politique regroupe trois ・・ents. Il s'agit de la transparence des activit・ ・onomiques des ・ats membres, sur le plan tant de la gestion de leurs ressources que de leur politique ・onomique ; de la transparence des activit・ du Fonds dans ses rapports avec les ・ats membres ; et de la transparence du secteur financier priv?dans un march? mondial. Des lacunes indiscutables sont ?combler dans chacun de ces trois domaines.
Les ・ats-Unis insistent de fa・n tr・ syst・atique pour que le Fonds enjoigne plus vigoureusement ses pays membres de lui communiquer des donn・s exactes et r・entes sur leurs principaux indicateurs ・onomiques et financiers, parce que les ・ats manquent beaucoup de rigueur dans ce domaine.
De surcro・, on se rend compte ?quel point l'activit?des march・ financiers priv・ prend rapidement de l'importance pour la stabilit? du syst・e mon・aire. Les ・ats-Unis poussent ?la roue pour faire accepter le concept de la transparence par le biais des march・.
Apr・ la crise mexicaine, le Fonds a ・abli de nouvelles r・les normalis・s auxquelles les gouvernements peuvent se rapporter, s'ils le d・irent, pour communiquer publiquement des informations aux march・, ?leur population ou ?qui ils veulent.
Question - Comment ce syst・e fonctionne-t-il ?
Mme Lissakers - ?l'heure actuelle, les pays sont libres de se ranger ?cette norme, la Norme sp・iale de diffusion des donn・s, ou NSDD, ou de ne pas le faire. Ceux qui d・ident de s'y soumettre, et qui veulent ・re identifi・ comme tels, doivent, premi・ement, faire part au Fonds des caract・istiques sp・ifiques des donn・s qu'ils lui fourniront, par exemple leur composition et la fr・uence ?laquelle elles seront communiqu・s et mises ?jour. Les donn・s cl・, r・erves en devises par exemple, doivent ・re communiqu・s de fa・n r・uli・e, pr・isible et sans d・ai pour que les usagers puissent en tirer parti.
Deuxi・ement, le public doit avoir acc・ ?toutes ces donn・s. Troisi・ement, il faut que ces donn・s soit collect・s, compil・s et communiqu・s de fa・n cr・ible. Les points ?couvrir sont r・apitul・ sur le site Internet du Fonds.
En sus des informations sur la situation financi・e de leur gouvernement, les pays doivent aussi fournir certains renseignements sur les obligations de leur banque centrale, la croissance de leur ・onomie, l'inflation, la fluctuation des prix, etc. Le Fonds proc・e actuellement ?la r・ision de la NSDD, et je pense bien qu'? l'avenir on insistera davantage sur les donn・s aff・entes ?la situation du secteur financier priv?
C'est pr・is・ent le mot de ?nbsp;norme ?qui compte le plus dans la NSDD. Le FMI a beaucoup insist?pour faire triompher le principe de la normalisation ; ainsi, lorsqu'on discute de donn・s particuli・es, tout le monde sait de quoi il est question, que celles-ci aient ・?fournies par l'Allemagne, l'Indon・ie ou les ・ats-Unis.
Question - Combien de pays ont accept?d'y participer ?
Mme Lissakers - ?ce jour, sur les cent quatre-vingt- deux ・ats membres du Fonds, quarante-six ont fait part de leur d・ision de se ranger ?cette norme. Il y a une p・iode de transition. Les pays ne sont donc pas tenus de respecter toutes les consignes d・ le d・ut. ?terme, toutefois, les donn・s seront constamment mises ? jour et constamment disponibles.
Nous aimerions aussi que des donn・s plus utiles soient communiqu・s sur le th・e de l'endettement ext・ieur. C'est un probl・e. Il est difficile ?tout pays, m・e s'il est industrialis? de collecter et de diss・iner des donn・s dans des d・ais tr・ courts quand le secteur priv?d・ient des obligations ext・ieures ou quand on ne peut pas obtenir automatiquement l'identit?des d・enteurs de cr・nces ou d'・etteurs d'une dette.
L'autre composante importante de la transparence concerne le processus d'・aboration des d・isions dans les pays membres. Nous venons de publier un code dans lequel nous recommandons les pratiques ?suivre en mati・e de politique budg・aire et fiscale, lesquelles reposent sur un certain nombre d'id・s-ma・resses, notamment la transparence totale de la gestion du budget, le fait que les budgets doivent refl・er de fa・n claire et pr・ise les recettes et les d・enses de l'・at, et la communication de ces donn・s au public.
Question - Vous insistez sur la transparence des donn・s ・onomiques des pays membres. Mais les d・racteurs du Fonds n'accusent-ils pas cet organisme de p・her lui-m・e par manque de transparence sur le plan des donn・s et de son fonctionnement ?
Mme Lissakers - En ce qui concerne ses rapports avec les pays membres, nous avons obtenu du Fonds qu'il publie beaucoup plus de documents, par exemple ses Lettres d'intention concernant les pays qui b・・icient de programmes d'ajustement appuy・ et financ・ par le Fonds. Il suffit maintenant de consulter Internet pour obtenir des renseignements d・aill・ sur les engagements de la Cor・, de l'Indon・ie ou de la Tha・ande au titre de ces programmes. C'est tout nouveau.
Auparavant, les pays n・ociaient ?l'abri des oreilles indiscr・es, et les engagements qu'ils prenaient ・aient confidentiels. Il y avait plusieurs raisons ?cela. La premi・e tient ?la nature n・ralgique des informations concern・s, ?commencer par la politique de taux de change, cl?de vo・e des programmes du Fonds dans quelque pays que ce soit. Les gouvernements avaient aussi beau jeu de se retrancher derri・e le Fonds lorsqu'ils entreprenaient des programmes d'ajustement politiquement difficiles. Ils pouvaient syst・atiquement rejeter le bl・e sur le Fonds.
Question - Comment le Fonds peut-il s'y prendre, exactement, pour renforcer les syst・es financiers et faire intervenir le secteur priv? deux autres objectifs vis・ par la r・orme de l'architecture financi・e ?
Mme Lissakers - Ces deux objectifs sont li・.
Lorsqu'on proc・e ?la d・・lementation des march・ financiers, on doit s'assurer que les institutions concern・s, dont les programmes de pr・s et les activit・ financi・es se trouvent soudain subordonn・ ? de moindres contraintes, savent ce qu'elles font. Lorsqu'un pays s'ouvre au monde et qu'il lib・e les mouvements de capitaux, les banques peuvent ・re tent・s de prendre des risques sans savoir les ・aluer ni comment y faire face. Elles peuvent accumuler des obligations qu'elles ne pourront pas honorer. Assur・ent, c'est en partie ce qui s'est pass?en Asie.
C'est dire ?quel point il est important, dans tout pays, que les banques et autres interm・iaires financiers qui s'ouvrent aux march・ mondiaux soient convenablement surveill・ et bien g・・. Il faut que les risques soient clairement cern・ et les pertes identifi・s ? un stade pr・oce pour que l'on puisse y rem・ier rapidement.
Traditionnellement, il n'entrait pas dans les obligations du Fonds de porter un jugement sur la qualit?de la surveillance et de la r・lementation du secteur financier. L'article IV des Statuts ne l'exigeait pas. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.
Cette initiative, je le r・・e, a ・?mise en place cons・utivement ?la crise mexicaine. Il a fallu donner aux services du Fonds les moyens d'exercer cette surveillance dans tous les pays membres et obtenir des gouvernements qu'ils acceptent d'inclure cette obligation aux dispositions de l'article IV relatives ?la surveillance, ce qui a pris un certain temps. L'honn・et?m'oblige ?reconna・re que nous n'・ions pas pleinement conscients des insuffisances de la surveillance et de la gestion des banques dans certains des pays asiatiques qui se sont trouv・ en difficult? Les pertes, dont l'effet cumulatif nous avait ・happ? ・aient beaucoup plus lourdes que nous ne le pensions.
Question - Et pour faire intervenir le secteur priv?nbsp;?
Mme Lissakers - Ce troisi・e volet du d・at porte sur la dimension morale des risques. ?en croire certaines personnes, lorsque le Fonds ou d'autres cr・nciers officiels interviennent pour d・amorcer une crise, ils tirent d'affaire les cr・nciers priv・ qui s'en sortent ?bon compte.
?la v・it? c'est un argument tir?par les cheveux. Il n'y a qu'? prendre l'exemple de la crise asiatique pour constater que rares sont les investisseurs - si tant est m・e qu'il y en ait - qui s'en sortent indemnes. Les investisseurs y ont laiss?des plumes. Beaucoup de cambistes ont perdu une petite fortune. Les banques proc・ent actuellement au r蜑chelonnement de leurs cr・nces sur l'Asie.
La question qui se pose, c'est celle de la proc・ure ?suivre. Comment fait-on intervenir les cr・nciers priv・ de fa・n constructive et d・ le d・lenchement de la crise, en particulier lorsqu'il s'agit de cr・nciers non bancaires qui ne sont pas n・essairement faciles ? identifier ? Il a ・?question de se doter de dispositions contractuelles relatives aux ・issions obligataires internationales qui stipuleraient, dans l'instrument lui-m・e, les proc・ures ? suivre en cas d'inex・ution des obligations.
Question - Le fait que les gouvernements et les banques d・・lement・s aient ・?・roitement li・ a-t-il compt?pour beaucoup dans la crise asiatique ?
Mme Lissakers - Le manque de transparence a certainement jou?un r・e important. Il n'est pas clair que les autorit・ asiatiques elles-m・es savaient vraiment ce que faisaient les banques. Comme l'octroi des pr・s bancaires se faisait sur les directives de l'・at, on pouvait penser que celui-ci donnait implicitement sa caution et qu'il interviendrait en cas de probl・e.
Assur・ent, les interm・iaires financiers et ceux qui contractaient des engagements ・aient en droit de croire que l'・at r・lerait les probl・es susceptibles de se faire jour, puisque c'・ait lui qui donnait les ordres, m・e si telle n'・ait pas l'intention explicite de la politique.
Dans son dialogue de politique g・・ale, le Fonds a tent?de sensibiliser les pays membres aux risques encourus et de les convaincre de la n・essit?d'・uvrer plus ・roitement avec les autres organismes de r・lementation et les organisations pertinentes, tel le Comit?de B・e sur la supervision bancaire qui s'emploie ? ・aborer des normes de gestion et de supervision susceptibles d'・re accept・s dans le monde entier.
Question - Comment se fait-il que l'on n'a pas su pr・oir la crise asiatique ?
Mme Lissakers - Il ne faut pas mettre dans le m・e panier les trois pays en crise. Ils se ressemblaient certes ? certains ・ards, par exemple du fait de l'imbrication des relations entre l'・at, les conglom・ats industriels et les banques, ce qui est tout particuli・ement vrai dans le cas de la Cor・. Mais il y avait aussi des diff・ences notables entre eux.
En ce qui concerne la Tha・ande, il s'agissait d'un cas aigu de surchauffe et d'inflation des actifs, parall・ement ? l'augmentation tr・ rapide de la dette ・rang・e. Les difficult・ auxquelles s'est heurt?ce pays relevaient de probl・es classiques que nous avions identifi・ et pr・us. Nous avions mis les autorit・ tha・andaises en garde bien longtemps avant que la crise n'・late et nous les avions pr・enues on ne peut plus explicitement, en usant de tous les moyens ? notre disposition, qu'elles allaient s'attirer des ennuis. ? l'avenir, nous ne nous montrerons peut-・re pas aussi discrets dans nos critiques.
Nous ne nous rendions pas compte du degr?de d・・ioration de la balance des paiements, parce que nous ne savions pas que la Tha・ande ・ait aussi active sur le march?des changes ?terme. D'apr・ les normes du Fonds r・issant la communication des donn・s, la Tha・ande n'・ait pas tenue de nous d・larer ses contrats ?terme. Elle nous communiquait le montant de ses r・erves brutes en devises, mais en r・lit?elle en avait d・?vendu la plus grande partie sur le march?? terme.
C'・ait l'une des lacunes de nos normes relatives ?la communication des donn・s. Je m'attends toutefois ?ce qu'elle soit combl・. En tout ・at de cause, les pays atteints par la crise nous d・larent maintenant le montant de leurs r・erves nettes.
Dans le cas de la Cor・, il y a certainement eu un ・・ent de surchauffe. Mais ?vrai dire, l'・onomie sud-cor・nne s'・ait l・・ement ralentie en 1997. La dette ・rang・e globale n'est pas d・esur・. Ce que nous aurions d?surveiller de plus pr・, toutefois, c'・ait l'accumulation des obligations ・rang・es ?court terme par les banques sud-cor・nnes.
D'autre part, nous ne nous faisions pas une image tr・ nette de l'・at g・・al dans lequel se trouvait le syst・e bancaire, parce que les normes de surveillance et de comptabilit?qu'appliquent les autorit・ bancaires ne refl・aient pas fid・ement le bilan des banques sud-cor・nnes.
En Cor・ comme en Tha・ande, les autorit・ pensaient qu'elles seraient capables de faire face par elles-m・es aux pressions exerc・s sur les taux de change et leurs r・erves. Elles ont donc continu? ? puiser dans leurs r・erves jusqu'?ce qu'il ne leur reste pratiquement plus rien, et c'est ?ce moment-l?qu'elles ont contact?le Fonds.
Question - Et l'Indon・ie ?
Mme Lissakers - Le cas de l'Indon・ie reprend un petit peu de tout cela. Ce pays n'a pas connu la fi・re de l'immobilier ni le degr?de surchauffe qui ・aient si frappants en Tha・ande. De m・e, les banques n'avaient pas accumul?les obligations ?court terme. L'endettement ・ait principalement le fait des soci・・.
En revanche, le climat politique ・ait tel qu'il engendrait beaucoup d'incertitude et qu'il sapait la confiance. Je ne pense pas que l'on puisse vraiment faire la part des choses entre la politique et l'・onomie pour expliquer les origines de la crise qui a secou? l'Indon・ie.
Question - Quels sont les autres facteurs ・onomiques qui ont contribu??la crise asiatique ?
Mme Lissakers - De toute ・idence, la brusque d・r・iation du yen a entra・?des difficult・ consid・ables dans les autres pays de la r・ion, et on peut en dire autant de la faiblesse du syst・e bancaire japonais, ・ant donn?que le Japon est un gros cr・ncier en Asie.
Les montants des engagements ext・ieurs des banques europ・nnes ・aient ・alement tr・ importants. Et ?mon avis, nous ne comprenons pas pleinement le r・e des contrats bancaires sur les d・iv・s, en particulier le ph・om・e de contagion.
Par ailleurs, l'expansion de la liquidit?internationale et la baisse des taux d'int・・ dans les devises principales ont ・? des pr・urseurs de la crise. Devant l'ampleur de la liquidit?sur le march? de nombreux investisseurs recherchaient les meilleurs rendements possibles sans trop s'inqui・er des risques qu'ils prenaient ; dans les pays au march?naissant, les d・ideurs se trouvaient alors satisfaits ?bon compte. Un optimisme exag・? r・nait de part et d'autre.
Question - En quoi la crise asiatique a-t-elle amen? le Fonds ?r・rienter l'assistance qu'il octroie ?
Mme Lissakers - La crise asiatique a fait clairement ressortir que les mesures macro・onomiques typiques de r・uction des d・icits budg・aires et de resserrement de la politique mon・aire ne permettraient pas, en soi, de r・oudre les probl・es sous-jacents. Tous les gouvernements qui ont ・?secou・ par la crise ・aient en situation d'・uilibre budg・aire, voire largement exc・entaires. Le fond du probl・e de la balance des paiements r・idait non pas dans un d・・uilibre budg・aire, mais dans des probl・es structurels.
En Indon・ie, ces probl・es r・nissaient tout le syst・e des privil・es et des subventions sp・iales, des avantages fiscaux, des oligopoles et des monopoles d・enus par des privil・i・, membres de la famille ou amis de l'・ite au pouvoir. En Cor・, comme l'a reconnu le pr・ident Kim Dae Jung, c'est la structure bancaire tout enti・e, li・ au conglom・at industrialo-commercial, qui ・ait incrimin・. En Tha・ande, il aurait fallu rationaliser les projets grandioses d'infrastructure et consolider le syst・e bancaire.
Le Fonds attache une attention beaucoup plus soutenue qu'autrefois aux questions structurelles. ?l'avenir, nous accorderons un haut degr?de priorit??l'・at du march?financier et des institutions financi・es ainsi qu'?la qualit?de la surveillance.
Nous veillerons ?ce que nos activit・ de surveillance soient plus rigoureuses. La plupart des pr・s que nous octroyons s'inscrivent dans le cadre d'une action pr・entive, pour donner ?un pays membre le temps de prendre des mesures de redressement avant que les difficult・ de sa balance des paiements ne s'aggravent, et non pas pour l'aider ? surmonter une crise.
Perspectives
・onomiques
Revue ・ectronique de l'USIA, volume 3, num・o
4,
ao・ 1998