ACCORD GÉNÉRAL SUR LE COMMERCE DES SERVICES (AGCS) :

ENGAGEMENTS DES ÉTATS-UNIS, DE L'UNION EUROPÉENNE, DU JAPON, DU CANADA ET DU MEXIQUE

(Les données suivantes sont extraites du résumé analytique d'un rapport de décembre 1995 intitulé « Accord général sur le commerce des services : Examen des listes des engagements des principaux partenaires commerciaux », qui a été publié par la Commission des États-Unis sur le commerce international).

Résumé des conclusions

- Dans l'ensemble, l'AGCS constitue une base solide pour lancer des initiatives de libéralisation du commerce international des services en fournissant des informations non divulguées jusque-là sur les obstacles au commerce dans les pays signataires.

- Au plan de la transparence, c'est-à-dire le degré de clarté, de précision et d'étendue avec lequel elles expliquent les principales réglementations faisant obstacle aux échanges, les listes établies par les principaux partenaires des États-Unis sont nettement meilleures que celles des autres pays.

- Les listes soumises par les principaux partenaires commerciaux des États-Unis n'établissent pas toujours de critères utiles, c'est-à-dire les engagements identifiant les mesures faisant obstacle aux échanges et empêchant ces mesures de devenir encore plus restrictives dans le cadre de l'AGCS. Et pourtant, les principaux partenaires commerciaux des États-Unis ont pris des engagements substantiels envers de nombreux secteurs de services (voir ci-dessous) et sont convenus d'appliquer toute une liste de règles encourageant le commerce.

Evaluation des listes d'engagements par secteur

ÉVALUATION DES LISTES PAR PARTENAIRE COMMERCIAL

Japon

- Le Japon semble être le pays qui impose officiellement le moins de restrictions aux fournisseurs de services étrangers. Les engagements du Japon concernant l'immigration temporaire d'employés et de spécialistes venus d'une autre branche sont les moins restrictives (...) Le Japon a été le seul des partenaires commerciaux à ne pas soumettre de liste d'exemptions au traitement de la nation la plus favorisée. Cependant, des discussions avec les représentants de ce secteur suggèrent que les listes nationales ne tiennent pas compte de toutes les barrières opposées par le Japon au commerce de services.

- Les engagements du Japon dans ce secteur ne mentionnent pas l'investissement, l'achat de biens immobiliers et les impôts. L'absence d'engagements en matière d'investissement risque d'affecter la capacité des firmes américaines d'établir leur présence commerciale au Japon et pourrait entraîner la poursuite des déficits que les firmes des États-Unis ont enregistrés récemment dans leurs transactions avec leurs filiales au Japon.

Union européenne

- Bien que les engagements à l'échelle de l'Union européenne semblent généralement être parmi les moins restrictifs, les mesures imposées individuellement par les États membres pourraient être parmi les plus contraignantes.

- Les dispositions de l'UE relatives à l'immigration temporaire de la plupart des personnes physiques ne sont pas transparentes. Ce sont les 15 États membres qui détiennent l'autorité dans ce domaine. Bien que les régimes actuels des États membres soient relativement peu restrictifs en ce qui concerne l'entrée et le séjour des étrangers, les mesures pertinentes ne sont pas définitives en l'absence d'engagements et pourraient, par conséquent, devenir plus restrictives à l'avenir. Certains progrès ont été accomplis en ce qui concerne le mouvement de personnels techniques par le Groupe de négociations de l'OMC sur le mouvement des personnes physiques en juillet 1995.

- L'Union européenne donne la liste de 28 exemptions au statut de la nation la plus favorisée. Certaines de ces exemptions ont une très vaste portée. Huit s'appliquent à toutes les industries de services et certaines concernant les services audiovisuels n'identifient ni les mesures discriminatoires à appliquer ni les conditions créant le besoin d'imposer des exemptions à ce statut.

Canada

- Bien que dans l'ensemble les engagements du Canada ne semblent pas restrictifs, les mesures imposées individuellement par les provinces pourraient faire obstacle à la prestation de services par des étrangers au Canada.

- Les dispositions du Canada relatives à l'immigration temporaire de personnes physiques sont transparentes et relativement peu restrictives.

- Les engagements du Canada dans le cadre de l'ALENA sont moins restrictifs que ceux pris dans le cadre de l'AGCS, ce qui compense partiellement l'effet négatif de certaines mesures de l'AGCS sur les exportateurs de services.

Mexique

- Les engagements du Mexique sont parmi les plus restrictifs de tous ceux prévus par les partenaires commerciaux.

- Les dispositions du Mexique relatives à l'immigration temporaire des personnes physiques sont parmi les plus restrictives de celles prévues par les grands partenaires commerciaux.

- De même que pour le Canada, les engagements du Mexique dans le cadre de l'ALENA sont moins restrictifs que ceux pris dans celui de l'AGCS et diminuent l'effet négatif de certaines mesures restrictives sur les exportateurs de services américains.